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gramme de morphine pour calmer l’angoisse, un demi milligramme d’atropine qui diminue les sécrétions par son action vagolytique, élève le métabolisme basal, abaissé par la morphine et les barbituriques, lutte contre l’action déprimante sur le centre respiratoire de la morphine et des barbituriques, prévient enfin le spasme de la glotte, complication rare mais classique du penthotal.
Le malade reste ensuite allongé dans une pièce demiobscure;
— L'anesthésie elle-même commence par une injection intraveineuse de curare (Intocostrine T) de une unité interna tionale par kilo de poids, suivie par la même aiguille de celle de penthotal sodique (35 à 60 centigrammes).
Le curare est injecté avant et non après l’anesthésique car son action est plus rapide et son dosage plus facile si le sujet ne dort pas. On obtient ainsi gain de temps et de sécurité tout en diminuant la dose d’anesthésique;
— Dès que le sommeil est obtenu, au bout de 1 à 2 minutes en moyenne, on adapte le masque et on fait inhaler un mélange d’éther et d’oxygène de plus en plus riche en éther.
(Nous n’employons pas l’intubation, réservant ce procédé aux malades qui expectorent abondamment; ce cas ne s’est pas encore présenté);
— Pendant l’anesthésie, le malade est l’objet d’une surveillance attentive et permanente et l’on note toutes les 10 minutes sur la feuille d’anesthésie :
— Le pouls;
— La tension artérielle. Des courbes sont tracées aux temps essentiels de l’intervention avec le tensiographe Boulitte;
— Le rythme respiratoire;
— Le débit d'oxygène.
Enfin on note aussi l’heure précise des principaux moments de l'intervention et les injections médicamenteuses pratiquées si besoin;
— En fin d'intervention, on vide le circuit et on le remplit d'oxygène pur à plusieurs reprises pour éliminer tout l’éther;
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— Dès que le malade est dans son lit on lui applique le masque à oxygène et on injecte par voie intramusculaire 10 cc. de coramine (qui allie à son action toni-cardiaque une précieuse action expectorante) et 1 cc. de prostigmine pour annihiler une action tardive éventuelle du curare.
Enfin le syncortyl, les antihémorragiques seront administrés à la demande.
Tel ssont les soins postopératoires immédiats habituels.
Notons enfin que la transfusion est largement employée à Monbran soit à titre préopératoire si la numération globulaire montre un certain degré d’anémie, soit à titre postopératoire si le malade accuse le choc de l'opération ou si son intervention a été hémorragique. La transfusion de sang frais offre des avantages multiples et irremplaçables dans ces cas.
Nous pensons qu’elle est indispensable dans l’arsenal thérapeutique courant et ne doit pas être réservée aux cas graves et urgents.
Avantages.
Le travail facilité du chirurgien, le gain de temps, la résolution musculaire, la suppression pour le malade des douleurs inévitables et des sensations désagréables, sont des avantages très appréciables. Mais d’autres sont plus importants; particulièrement au cours des extrapleuraux :
— La possibilité d’évacuer les sécrétions par aspiration supprime théoriquement les ensemencements et les complications pulmonaires;
— La respiration contrôlée et la baronarcose suppriment la syncope respiratoire et permettent de faciliter la tâche du chirurgien lors des décollements lointains;
— L’hyperoxygénation possible en cours d'intervention est un avantage dont il est inutile de souligner l’importance d'autant que l’intervention diminue le champ de l’hématose.
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