‹ La Collection Du Teil Chaix d'Est-AngeChapitre 2 sur 66 · NI · texte numérisé non relu

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ronne de Colbert de Castle Hill l'ayant eue de des parents, la légua à son file Le comte de BertoulE dHautecloque, qui la vendit cent mille francs à la Ville, par contrat du 31 mars 1895, pour y inétaller son Musée municipal. Celui-ci, enauguré Le 10 avril 1904, n'y montre pas toutes les peintures qu'il possède, les plus grandes, par leurs dimensions extrêmes ne pouvant être accrochées ici. On les voit à l'Hôtel de Ville.

D'ailleurs, après la donation du Teil-Chaix d'Est-Ange, le Musée se trouve déjà plein. On de ren0 compte de son intérêt à parcourir 4es salles. Les curieux, Les passionnés d'art savourent des bonheurs secrets et fervents à découvrir nos richesses provinciales. Ici, à côté de collections d'un intérêt local comme les productions céramiques de Saint-Omer, elles offrent la surprise de fragments archéologiques ou de statues médiévales de qualité élevée, dans des salles où domine le souvenir de l'abbaye, célèbre en Flandre, de Saint-Bertin, dont des restes superbes se dressent au-desus de La ville comme un reproche éternel à leurs mutilateurs.

On peut se demander toutefois pourquoi, à côté de vestiges d'une importance aussi vraie, certaines

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collections « scientifiques » occupent une place de privilège dans un ÂMuséequi— son cadre indique sa destination — devrait être d'initiation artistique et d'archéologie régionale. Un ensemble très complet où sont des pièces de céramique fort rares, le legs Dupuis isolé dans un autre local de la ville, ne devrait-il pas, par contre, y être abrité ? Ne faudrait-il pas aussi, au delà de la charmante façade regardant le potager, élever sur l'emplacement même de ce jardin une large salle d'Exposition, un ball éclairé par le haut, dont les vastes parois permettraient à la fois d'accrocher les tableaux anciens de grande taille et Les toiles modernes, qui sont encore à venir ?

Un Conseil municipal qu'il faut féliciter vient de mettre à la tête de ses collections artistiques un peintre que Paris a déjà distingué, M. Jocts. Mêlé au mouvement contemporain, il ferait faire à son Musée, avec quelques crédits, d'heureuses acquisitions. Mais, avant de bâtir, restaurer S'impose. Les façades, pendant qu'il en est temps encore, réclament des soins el ceux-ci sont urgents en ce qui concerne Le mur de rue aux motifs décoratifs si heureux.

Alors, quelle ne sera pas la joie de ce pu-

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