‹ La Collection Du Teil Chaix d'Est-AngeChapitre 20 sur 66 · CE QUI ALLUME L'AMOUR L'ÉTEINT · texte numérisé non relu

CE QUI ALLUME L'AMOUR L'ÉTEINT

Dans un intérieur Louis XVI, cinq personnages sont réunis. Un Jeune homme,

vêtu d’un habit gris bleu changeant à longues basques, gilet blanc à rayures bleues et culotte violette, est debout près d'une jeune femme en Jupe de satin blanc, une pointe de gaze sur la poitrine, une ceinture bleu sombre autour de la taille.

Elle porte un chapeau garni d’un ruban rose et tient la main du jeune homme auquel elle désigne une statue de l'Amour de Falconet posée sur un socle portant la mention : « Ce qui m'allume m'éteint. »

Une vieille dame est assise à côté d'eux et une fillette debout devant elle, des bésicles sur le nez, regarde sa poupée que sa sœur, plus petite, le tambour en bandouhère lui réclame en levant les bras.

Torre. Haut. 44 cent. — Larg. 55 cent.

Au revers du tableau, on relève la mention : « Ce qui allume l'Amour l’éteint ou le... philosophe fsic). Inventé par M. de [Calvet La Palun|, peint par Boilly, 1790. »

Cité et décrit dans HENRY Hanisse, Louis Boilly, Peintre, Dessinateur et Lilhographe, Paris, 1808, page 93.

Reproduit en horstexte, page 92 du même ouvrage. Reproduit également dans Le Arlw, année 1907, n° 67, page 26.

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« M.Calvet de Lapalun,'bien que fixé dans le Midi, fut, au début de la carrière de Boilly, son mentor en même temps que son mécène... Il s'était établi entre le collectionneur comtadin et le peintre parisien un commerce épistolaire et linéaire dont ce dernier bénéficia largement. Lapalun suggérait à Boilly des sujets dont les croquis, parfois remaniés avant l’exécufion du tableau, lui étaient communiqués : c’est ainsi que sont nées les meilleures œuvres de genre de notre artiste. » Baron J. du Teil, article cité, page 22.

Antoine-Joseph-François-Xavier de Lapalun (65 août 1736-novembre 1820) appartenait à la même famille que Esprit-Claude-François Calvet, le célèbre fondateur du musée d'Avignon.

BOILLY (Louis-LÉOPOLD)

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