ACTE I
habile, et qu’elle range dans leur ordre les six lellres qui composent le nom de Sylvie que son maître lui a douné.
MAITRE JEA^h 9 avec indi^uatioD.
Est-il possible que le seigneur Horace ail appelé une bfite du nom de la comtesse?
MAZËT.
Il est vrai qu’elle méritait niiuux que cela!
UAITRE JEAN.
Vous dites?...
Je dis qu’une bête qui vous aime vaut mieux qu’une coquette qui vous ruine !
MAITRE JEAN
Ne compromettons pas le succès de ma démarche par une colère imprudente, (naui.) J’arrive au but de ma visite. — Le comte Lèlio, mou maître...
Ah! vous êtes domestique?
MAITRE JEAN, avec fierté.
Majordome! — Le comte Ldin, dis-je, qui est originaire de Pavie et grand amateur de hèles savantes, ayant entendu parler, durant son séjour à Florence, de la colombe du seigneur Horace, m’a dépèclié vers lui avec mission de... (iiefouflle
lui manque.)
MAZET
Respirez !
MAITRE JEAN, reprenant a»n vent.
De la lui acheter.
MAZET
11 n’y a à cela qu’une petite diÜicuUé, c’est que mon parrain ne consentira jamais à la vendre.
MAITRE JEAN
Il n’est pas croyable que, dans le dénuement où il est, il résiste à l'appât d’une grosse somme.
MAZET
Votre mailre est donc bien riche?
MAITRE JEAN
Assez riche pour chaiiger celte mélairie en une charmante villa où le seigneur Horace aura tout le temps d’élever d’autres colombes. r
MAZET
Ma foi! votre proposition n’a rien de malhonnête, et je commence à vous croire moins... que vous n'en avez l’air.
MAITRE JEAN
Moins quoi?
MAZET
Que vous n’en avez l’air.
MAITRE JEAN
Rustre !
MAZET
Majordome !
MAITRE JEAN, écoutant.
Qui vient là?
MAZET
C’est lui ! cachez-vous ! — Ne vous montrez pas et laissezmoi faire. Je vais essayer de le décider à conclure le marché, (il pouaae Uaitn Jean derrière une porte.)