J. W. Powell, pp
7. Sur les Indiens Shuswap, Proc. a. Trans, Roy, Soc. ofCa.^ vol. IX, sect. II, p. 12; sur ceux de la rivière Thompson, le tome I de The Jesup Norlh Pacific Expédition (Bibl. n' 53), pp. 163-391 et carte p. 166.
8. The Jesup, N. Pac. Exped,, t. I, pp. 25-129, Mythology of ihe Bella Coola,
Les rés. d'une môme « bande » sont souvent fragmentées ; ici on a cherché à localiser le centre principal quand il y en a un. Indiens : 1<» sur les côtes, 2* dans les vallées par où entrent en contact Indiens maritimes et [Indiens intérieurs. — Date de fondation p. Forts, de l'* ezpl. p. blanc p. Passes, parfois incertaines. — CARTE INÉDITE.
COLOMBIB BRrrAMMIQCE. 11
Tsimshian prennent pour héros le corbeau : les populations intermédiaires ont emprunté aux unes et aux autres'.
Tous les naturels de la côte se subdivisent en familles ou dans totemiques. Le totem est une classe d*objets ou d'êtres existants que le groupe considère comme sacrés : en outre le groupe n'admet pour ses membres les mariages qu'avec des gens d'autres totems. Au nord, les totems sont des animaux et les liens de parenté sont créés par la mère; au sud, on a d'autres totems et l'hérédité paternelle compte seule pour la classification dans la famille ou le clan^.
Des fraternités secrètes dont chacune porte un nom, a son histoire et dont les membres se reconnaissent à un ensemble 4e ^etes et de mouvements spéciaux que les explorateurs ont appelés danses, se sont formées pour la première fois, d'après Boas, chez les Bella Goola; depuis un siècle et demi seulement, elles se sont propagées chez les Kwakiult-Nootka, qui les ont passées aux Tsimshians, d'où elles sont allées jusqu'aux Haïda*. Des potlaches^ réunions d'associés avec danses, festins et réjouissances, se font à certaines époques et réunissent des gens de villages très éloignés venus par mer en canots, ou par terre à travers la forêt*.
La sorcellerie, inventée chez les Kwakiult, s'est répandue à peu près dans la même zone que les fraternités de danse.
Du totémisme est née une forme d'art particulière à la côte qui consiste à ériger des poteaux sculptés, parfois peints, en commémoration du totem (gravure p. 138, pi. V,2).Le cèdre des forêts côtières procurait aux artistes une matière facile à travailler; ils ont employé aussi les longues plaques de schistes que fournissent dans les lies les terrains anciens. Représentant des animaux, des hommes, des êtres fabuleux sous une forme imposée par celle du tronc ou de la plaque et devenue peu à peu rituelle, les poteaux surmontent l'entrée des maisons, ou se dressent à côté des tombes, parfois ornés de banderoles flottant au vent. C'est chez les Tsimshian et les Haïda que paraît avoir commencé cet art : ses monuments les plus hauts, les plus travaillés, les plus originaux se voient dans les villages Haïda. On en trouve sous une forme moins intéressante, au nord jusqu'au fond du fiord de Lynn en Alaska, au sud le long de la côte
1. The Jesup N. P. Exp,, t. Il, monographies de Farrard et notes bibliogr.
2. Ibid., t. V. SwANTON, Contrib, to the Ethnology of ihe HaïdaSy pp. 75-88, 92-97,268-376; études de clans, p. 102, carton des migrations de trois familles d'un clan.