‹ La Colombie britannique;Chapitre 126 sur 298 · Ouest · texte numérisé non relu

Ouest

Totaux 4247211834

Giroonsoription ôleotorale de Borrard.

LA YILLE DE VANCOUVER, PLUS TOUTE LA CHAÎNE GÔTifcRE ET L'INTÉRIEUR NORD.

Vancouver (ville). . .| 206185

Gassiar-Skeena (toute la côte jusqu*au Canal de Portland) .

Cassiar-Stikine (tout^ rintérieur nord) . .14851481676

Bennett et Atlin {Vextrême N.-W.) . . .

Totaux 14851687861

Totanx pour la Golombie britannique.

A Tautre bord du détroit, le rectangle de plaine littorale qui s'intercale entre le parallèle du port de Vancouver et la frontière américaine, est la partie du continent où la population se répartit le plus également. Bien que, à première vue, ils semblent espacés à un voyageur du Vieux-Monde, les villages et les fermes y dessinent un

LA COLOMBIE BRITAKKIOUB.

ils LÀ COLOMBIE BRITANNIQUE

réseau assez serré pour le Nouveau. La circonscription du Delta, sur 793 k. q., compte 1 habitant par 15,6 hectares; celle de Chilliwak, qui la continue dans Tintérieur avec 100 k. q., a 1 habitant par 22,7 hectares. Encore ne compte-t-on avec les deux précédentes ni la circonscription municipale de New Westminster, 14,9 k. q., avec 1 habitant par 20 ares, ni celle de la cité de Vancouver comprise dans Burrard. Mais déjà les circonscriptions plus reculées de Richmond et de Dewdney n'ont plus respectivement qu'un habitant par 1 k. q. 724 et par 2 k. q. 119.

Tout Fensemble de la division New Westminster, en y comptant les parties montagneuses et forestières des circonscriptions Dewdney et Richmond, a, sur 17874 k.q., 1 habitant par 75 hectares. A son extrémité nord-ouest et en dehors d'elle, la ville maritime de Vancouver, où s'agglomèrent aujourd'hui près de 50 000 personnes, étale ses faubourgs au terme des régions habitées.

Ainsi les deux bandes peu élevées qui bordent la mer intérieure de Géorgie possèdent les principales villes, et comptent dans leurs campagnes environ 4 habitants au kilomètre carré, terminant au Canada le ruban de population qui se déroule en Amérique sur les bords plats, fertiles et abrités du Puget Sound.

Un autre groupe d'habitants se présente au sud du plateau colombien, près des mines et usines de fusion du district frontière et du Kootenay ; moins facile à renfermer dans des limites exactes, à cause de la disposition des gisements métalliques, il se dissémine en centres reliés par la ligne ferrée tortueuse du Crows Nest, et nombreux principalement sur la basse Columbia, près de laquelle se trouvent les deux grosses villes : Nelson à la sortie occidentale du lac Kootenay, Rossland à quelques kilomètres du fleuve.

Dans la circonscription de Nelson on comptait, en 1901, un habitant par 81 hectares, dans celle de Rossland 1 par 43 hectares, tandis que la moyenne de la grande division Yale et Caribou, où sont compris ces deux chefs-lieux de mines, est de 1 habitant par 6,85 kilomètres carrés et que la partie septentrionale, Caribou, n'a plus que 1 habitant par 69 k. q.

Dans Burrard, la partie côtière comptait 7044 Indiens et 201 métis, constituant à eux seuls plus de la moitié de la population ; on y trouvait en outre 1 566 Chinois et Japonais et un millier d'étrangers; le nombre de sujets britaniques s'élevait à 2 352 seulement. La région intérieure de Burrard, qui se trouve coupée de l'Océan par l'Alaska, n'est qu'un immense désert où 505 Indiens formaient à peu près les deux tiers de la population. Au nord-ouest, enfin, dans le district

Densité d*ap. Atlat of Ca., 1906 et Stat. Âtl. U. 5., 1903, autant que le raccord pent se faire, les dates, échelles, bases d'éval. différant. Uagglom. de Seattle, plnspenpl. q. Vancouver Cy. n'a pu ôtre flg. — Âccumul. de la pop., dével. des ch. d. f. 1<^ sur côtes abritées (bois, cuit, houille, qqs min.). ^ dans zones min. et houill. dos mont. — Sauf la pet. ligne delà p. q. Sanioh, toutle réseau can. flg. app. au C. P. R. — On a âg. les 1. do nav. fl. ant. au cb. de f . — EN P. INÉD.

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des lacs Bennett et Atlin il n'y a avait même pas d'Indiens avant la découverte de l'or au Klondike, qui a fait de la région un lieu de passage et bientôt un centre de mines.

Seules, les six villes citées plus haut, soit trois ports de commerce et de pêche, un port minier, deux chefs-lieux miniers des montagnes, dépassaient 5000 habitants en 1901 ; en outre, dix autres cités, presque toutes minières, s'échelonnaient de 1000 à 2000.

Bien que la Colombie n'ait pas encore de grande métropole elle est pourtant une région de population urbaine; c'est le cas de tous les pays neufs, et ce caractère général se trouve encore exagéré dans ceux qui, comme la Colombie, vivent en premier lieu des mines, en second du transport, industries qui groupent ordinairement leurs travailleurs sur quelques points. La concentration augmente avec la prospérité.

En 1891, l'effectif rural s'élevait à 60945 habitants, l'effectif urbain à 37228. En 1901, la proportion se renversait : 87 825 ruraux pour 89 447 urbains.

Ainsi donc, cette population qui est si faible par rapport à l'étendue de la Colombie, il faut se la représenter accaparée par les mines et les centres de transport, égrenée en groupes que séparent des étendues presque désertes, sauf dans la petite région d'existence normale qui avoisine le détroit de Géorgie. Là même, nous aurons beau prendre la section où la ville principale s'agrandit le moins vite, savoir l'île Vancouver, nous y trouverons, sur 50 886 colons, 28827 citadins, dont 20 816 dans la circonscription électorale de Victoria qui renferme la capitale, et 8011 dans la circonscription électorale de Vancouver, qui renferme la ville houillère de Nanaimo avec 6130 âmes.

Qu'on n'aille point d'ailleurs s'imaginer dans ces villes une congestion pareille à celle du Vieux-Monde. En effet, d'après le recensement de 1901, on trouvait 1 habitant par 20 ares dans la municipalité de New Westminster, par 7 dans celle de Vancouver, par 4 dans celle de Nanaimo, par 3 dans celle de Victoria. Si l'on admet comme chiffre de population actuelle pour Vancouver 50 000 habitants, la proportion y deviendrait 1 par 4 ares. Même dans cette cité, la plus grande et la plus active, les « blocs » de hauts édifices se montrent encore rares, ne prennent que le centre et ne servent guère qu'aux affaires. Autant que possible, le chef de famille tâche d'avoir une petite maison à soi indépendante, aussi loin du centre que le permettent les obligations de la vie; habitude anglaise renforcée par la pratique dans une colonie où le procédé le moins coûteux pour

se loger est d*acheter à la scierie les pièces d*un chalet et de le faire monter. Aussi les tableaux précédents montrent-ils que le nombre des maisons approche de celui des familles, surtout dans les régions les plus neuves.

Comme dans tous les pays à métaux précieux, la proportion d'immigrants étrangers augmente avec la prospérité des mines. De 440 en 1851, le total des immigrants s^élève, par une constante progression, à 27 273 pour la période 1896-1901. Le principal afflux (11 877 personnes pour 1896-1901) se jette sur le district Yale et Caribou, bande intérieure qui va des gisements et réductions frontières aux placers du coude fraserien.

Les immigrants sont en premier lieu des sujets britanniques. A côté de 52 863 habitants d'origine anglaise, la Colombie compte 31 068 Écossais et 20 658 Irlandais.

Viennent ensuite les Américains et américanisés accourus surtout des placers et fonderies des États nord-ouest de l'Union . On en comptait, au recensement de 1901, 17 164, dont 7076 naturalisés, soit 1/8 des Américains naturalisés de la Puissance, 1/4 des non naturalisés. A elles seules, les mines de Yale et Caribou réunissaient 9156 Américains, dont 6708 non naturalisés.

En troisième lieu arrivaient les Chinois, qui, en 1871, étaient 1243 et en 1901 14 869, sur 17 299 pour tout le Canada. Les Japonais, comptés à part depuis 1901 seulement, étaient 4 597, sur 4674 pour tout le Canada ^ Au total, 19466 Chinois et Japonais.

Entrés par les ports de Colombie, la plupart des immigrants jaunes restent dans la Province. Les Chinois s'y placent comme tailleurs, blanchisseurs, terrassiers, jardiniers, ouvriers de tout genre*, acceptant les métiers dont l'Indien même ne veut pas; mais ils cherchent des sources de gains plus larges, ils deviennent boutiquiers, tenanciers de jeux, de maisons de plaisirs; peu de groupes chinois sans la Joss HousCy bien en vue, peinte et dorée, où les jaunes et parfois les blancs viennent risquer leur aident. Chercheurs d'or comme les Européens, les Chinois pénètrent jusqu'aux placers les plus éloignés, et les plus entreprenants y tentent de petites entreprises de lavage avec des machines. On les trouve jusque dans le Kootenay au fond des Rocheuses, jusqu'aux placers du Caribou, jusque sur la route de Klondike; leur première apparition suivit immédiatement la découverte de l'or.

Nouveaux venus, les Japonais habitent presque uniquement les

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