‹ La Colombie britannique;Chapitre 155 sur 298 · I - " LOGGING · texte numérisé non relu

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Enlèvement des billes dans la forêt côticre. Moteur à vapeur pour scie ou transport (p. ssi).

t - SCIERIE BRUNETTE, PRÈS NEW- WESTMINSTER.

En bois, avec cheminée spédale de t61e. Voiliers de la flotte charpentière (pp. 322, 5x4).

Au fond, reste de la forêt primitive.

Ainsi la pulpe ou pâte à papier, qui donne un revenu considérable à la Province de Québec, pourrait être faite en Colombie et permettrait d'utiliser les bois trop tendres comme les arbres aquatiques, les troncs trop minces comme ceux de la forêt arctique. Déjà la fabrication de la pâte a été tentée, par exemple à Alberni, dans Fîle Vancouver, en 1897, mais sans succès. On vient de recommencer ce genre d'entreprises à Quatsino dans Ttte Vancouver et sur plusieurs points de la côte nord-ouest, depuis l'embouchure delà rivière Powell, 130 kilomètres au nord de l'Entrée de Burrard, jusqu'en face de l'Ile Princesse Royale. Chaque installation comprend une usine d'électricité mue par des chutes d'eau et destinée à fournir la force motrice et l'énergie. Avant de fonctionner les principales fabriques se concentrent sous un trust, la Western Canada Pulp and Paper Company \

Une loi autorise les titulaires de locations forestières pour vingt et un ans, s'ils font la pâte de bois, à acheter 16 hectares par fabrique de pulpe dans des conditions très favorables, abaisse leur loyer et le droit à payer sur le bois coupé, et les exempte de taxe pendant 5 années*. Dans l'espoir de ces avantages, de nouvelles tentatives sont faites en ce moment pour installer des usines dans Tîle Vancouver et sur la côte nord. On espère que la pulpe trouvera un débouché au Japon.

On cherche aussi à introduire les fabrications de produits dérivés, traitement des résines, production de térébenthine, de colophane, distillation du bois. Mais les capitalistes ne se montrent pas fort empressés.

Jusqu'à présent l'industrie du bois reste surtout la grosse charpente au service des mines et de la colonisation, soit sur place, soit dans les pays d'outre-mer. La demande des régions moins forestières que la Colombie contribue, avec la consommation locale et les incendies, à dépouiller la Province de l'immense forêt qu'admirèrent les premiers explorateurs. Elle a disparu des lieux habités; la seule grande ville d'où on l'aperçoive est Vancouver, bâti à la limite des terres colonisées. Mais comme elle ne se peuple pas aussi vite que le Washington et les régions nord-ouest des Etats-Unis, la Colombie ne porte pas au même point les traces du fer et du feu, tristes précurseurs de la culture.

Il n'en faut pas moins voir dans les forêts une source de richesse

1. Bar. of Prov. Inf, Off. BulL n* 2/, The Timber and Pulp Wood Industries in B. C, p. 22. — La Gazette du Travail, janvier 1906, pp. 742-743.

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