CHAPITRE XV
L^agriculture s*est introduite en Colombie comme industrie d'appoint, d*abord à côté de la traite, plus tard à la suite des mines ; elle y est aujourd'hui, peut-on dire, ancilla metalli.
En 1901, la Colombie demeurait la dernière province de la Puissance pour la production agricole, fournissant 0,98 p. 100 du rendement de la terre, bois compris, 0,85 du rendement des animaux, tandis qu Ontario fournissait respectivement 30,38 et 23,86 p. 100*.
Bien que la demande de vivres au Yukon paraisse devoir encourager Tagriculture en Colombie, la production de cette Province demeure fort insufQsante, et ce sont surtout les denrées amenées de l'est par voie ferrée qui sortent de Vancouver et de Victoria sur les vapeurs à destination du nord. En 190S, l'exposé du budget évalue la production agricole de la Colombie pour l'année précédente à 20 millions de francs, l'importation de produits agricoles à plus de 36 millions; en 1906, la valeur des* importations se serait à peine abaissée, alors que celle de la production augmentait de plus d'un tiers *.
Attirant moins de monde que les champs d'or, la houille, les filons complexes qui donnent l'espérance de revenus plus élevés en moins de temps, l'agriculture présente, même à ceux qui la préfèrent, de rudes débuts à cause des obstacles opposés par la nature.
Étendue entre la frontière des États-Unis et le 53^ parallèle, la région agricole n^offre point une zone continue, mais une série d'îlots