‹ La Colombie britannique;Chapitre 158 sur 298 · Recensement du Ca., tOOi, t. Il, p. xliv · texte numérisé non relu

Recensement du Ca., tOOi, t. Il, p. xliv

2. An, Rep. Vancouver Board of Trade, i90(h5^ p. 111. — Agriculture in B. C„ 1904, p. 66; 1907, p. 15.

OÙ l'on trouve, dans les bonnes places, les pâturages jusqu*à 1 000 mètres, des parties cultivables jusqu'à 1 ou 800 mètres*.

Sur la côte et dans les vallées de montagnes, trop d'eau, des marécages à drainer, des torrents à endiguer, sur le plateau, pas assez d'eau, des travaux d'irrigation à entreprendre, dans l'intérieur, à cause de l'altitude et du climat, des sécheresses et des gelées tardives, dans les régions les plus favorisées, une forêt drue et dense, rebutent ceux dont le courage n'est point persévérant. Au bord du golfe de Géorgie, les racines sont si profondes qu'il faut employer des arracheurs mécaniques et faire parler la poudre pour s'en débarrasser; le défrichement y coûte de 600 à 2 000 francs l'hectare (p. 293).

Partout, la main-d'œuvre est rare et coûteuse ; les ouvriers préfèrent les mines où la journée se borne à 8 ou 10 heures de par la loi, et les camps de bûcherons où l'usage leur donne le même avantage*.

Ce qu'elle fut à l'origine, un pays où la demande de bras dépasse l'offre, la Colombie le reste aujourd'hui encore, parce que l'immigration n'augmente pas en proportion des richesses connues et de l'effort à donner. En 1871, un artisan s'y faisait de 15 à 20 francs la journée, un travailleur agricole blanc coûtait de 100 à 200 francs par mois, plus le logement et la nourriture, un Indien de 100 à 150 francs*. C'étaient les prix de Californie à cette époque et l'on disait qu'un journalier économe pouvait « épargner chaque jour le prix d'une acre ». En 1890, un groupe de fermiers anglais visitant le Canada trouvaient les salaires plus élevés en Colombie que dans les autres provinces. Le moindre manœuvre blanc gagnait de 7 à 8 francs par jour; les pêcheurs de saumon, pendant la saison, 10 à 13 francs; les mineurs de Lethbridge, Alberta, 10 à 15 francs, ceux de Nanaimo 12 à 16 francs; les maçons jusqu'à 26 et 27 francs par jour. Déjà tous les métiers inférieurs et les emplois domestiques étaient abandonnés aux Chinois.

Aujourd'hui, les colons se plaignent partout qu'ils manquentde bras. Aux ouvriers agricoles ils offrent, dans la région peuplée, jusqu'à 200 francs par mois avec logement et nourriture, 10 à 15 francs par jour sans nourriture. Dans l'intérieur, on propose à Kamloops environ 9 francs par jour avec nourriture; à Vernon on en fait autant pendant la moisson. Pour ce prix, on ne peut trouver assez

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