‹ La Colombie britannique;Chapitre 159 sur 298 · Bancroft, t. XXXII, pp · texte numérisé non relu

Bancroft, t. XXXII, pp

4. Brit. Tenant farmers in Canada, Hep, of Del,, Ottawa, 1890, pp. 34, 106, 204.

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de blancs. Quelques Chinois viennent pour 6 fr. 50 à 7 fr. 50, mais leur nombre reste stationnaire par suite des lois restrictives : les Japonais tendent à les remplacer autour de Victoria et Vancouver (p. 293) ; ils se montrent moins réguliers, moins dociles, moins travailleurs. On a vu que les Indiens n'engagent guère leurs services que pour les travaux saisonniers, et, d'ailleurs, ils ne sont pas en nombre sufûsant. La culture des petits fruits s'arrête parce que les cueilleurs manquent, même à 5 francs par jour*. Les essais de chanvre n'ont pas réussi pour la même raison. Dans l'ensemble, le recensement de 1901 évalue le tarif moyen des salaires agricoles à 57 francs par semaine, la moyenne la plus élevée de la Puissance.

La proportion entre le taux des salaires et la valeur des propriétés était alors de 1,35 p. 100 dans l'ensemble de la Puissance, de 3,65 p. 100 en Colombie; la proportion entre le même taux et la valeur des produits, de 6,67 p. 100 dans la Puissance, 18,35 p. 100 en Colombie *.

Dans un pays où tout est à créer, les entreprises en apparence les plus modestes exigent une mise de fonds et supposent une période de préparation et d'attente sans revenus ; elles demandent donc des capitaux relativement forts. Or le taux de l'intérêt est énorme si on le compare à la France, il va de 8 à 10 p. 100 et souvent plus haut. Aussi les colons ne cessent-ils de réclamer à l'État d'intervenir en leur faveur.

Ils ont obtenu de l'Assemblée provinciale divers avantages qui tendent à associer les petits et moyens propriétaires, afin qu'ils puissent réunir les ressources nécessaires pour faire l'élevage et la culture méthodiques ^ Une loi de 1896 reconnaît comme coopératives rurales les sociétés ayant au moins 1/4 du capital payé, comprenant au moins dix agriculteurs, où nul membre ne détient plus de 1/10 des actions, et créées pour l'achat et la vente des produits et instruments {Farmers Exchange) pour la fabrication des fromages, du beurre, des conserves de fruits, pour le crédit mutuel, enfin pour toute autre entreprise qu'approuvera le Lieutenant Gouverneur en conseil. Les sociétés de ce genre sont enregistrées moyennant un versement de 50 francs et obtiennent la personnalité civile.

La formation de syndicats agricoles, avec tendance à la coopération, est encouragée par le Farmers Institute and Coopération Act de 1897.

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