‹ La Colombie britannique;Chapitre 181 sur 298 · An, Rep, Mines, B. C. for Î90U, p. 15, for i905, p · texte numérisé non relu

An, Rep, Mines, B. C. for Î90U, p. 15, for i905, p

1905, la division de la Traîl a fourni pour 13410275 francs d'or au lieu de 13 755370 en 1904, celle de la Boundary, en progrès sensible, 8132 505 au lieu de 5 736450. Tout Taccroissement dans la production de l'or de minerai entre 1904 et 1905 soit 7,5 p. 100 environ, doit être attribué à la Boundary : bien qu'il ne soit pas encore au premier rang pour la production totale, ce district joue ici le rôle directeur qu'Atlin tient dans la production de l'or alluvial*.

Pour le quartz et pour les Glons complexes, la prospection, l'extraction et le traitement deviennent plus compliqués que dans les placers.

Comme les opérations qui précèdent l'exploitation se reproduisent avec peu de différence pour l'une et l'autre série, je les indiquerai une fois pour toutes.

Les filons se trouvent en des endroits moins accessibles que les alluvions, et ce n'est pas sans peine qu'on les découvre dans une région de montagnes boisées comme la Colombie.

Le quartz se reconnaît aisément, mais on ne saurait apprécier sa teneur d'or qu'après des opérations difficiles ^; si on ne peut les faire sur place, il faut emporter de lourds échantillons.

Les filons complexes se décèlent souvent par un c chapeau » grosse masse oxydée au contact de l'air ou de l'eau (p. 17).

La veine une fois reconnue, on mesure l'affleurement ; on prélève des échantillons destinés à un essai qui permettra de savoir si le minéral à exploiter se trouve en c quantité payante » .

Quand le gisement donne des espérances, on le cube en vue de savoir si l'exploitation pourra durer assez longtemps pour payer les frais et rapporter un profit suffisant; on sonde à la tige ou au diamant afin de mesurer l'épaisseur, de connaître la direction, les failles; on cherche s'il y a des filons souterrains {low levels).

Le nom de minerai en vue {ore in sight) s'applique à la quantité dont on peut, de bonne foi, affirmer la présence après l'examen préliminaire. A volume égal, le meilleur gisement est celui qui affleure le plus largement et qui a la veine exploitable (pay streak) la plus voisine du sol, celui qui, suivant l'expression américaine, payera depuis la racine de l'herbe (from the grass roots). Ces noms alléchants, Pay Sireaky Grass Roots, et d'autres comme Bonanza ont été donnés à plusieurs gisements par des prospecteurs qui voulaient attirer les acheteurs.

A qui découvre un filon, la loi accorde le droit de prendre un

i. An, Rep, Mines, B. C. for i90U, p. 21, for 1905, pp. 12 et 21. 2. D. Lbyat, pp. 53 et suiv., 464 et suiv. (or de quartz).

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claim rectangulaire de 230 mètres carrés ; le bénéficiaire est tenu de planter un poteau et de mettre une marque de roche ou de terre à Tendroit où il a découvert le gisement et aux deux points extrêmes de la part du filon qu'il se réserve, d'inscrire sur le poteau central son nom et la date de son certificat de franc-mineur.

Formalités et droits d'enregistrement sont les mêmes que pour les claim s d'alluvions aurifères ; la loi exige aussi chaque année une dépense de 500 francs au moins en travaux d'établissement. Mais ici, on a prévu le cas où l'exploitant peut désirer acquérir la propriété du lot, et on l'y autorise sous trois conditions : avoir consacré au moins 2 500 francs à des travaux d'établissement, faire cadastrer le lot à ses frais, comme pour les concessions agricoles (p. 214), mais la dépense compte parmi les 2 500 francs de travaux exigés, enfin acheter un titre. Alors, le ci-devant claim devient une propriété privée qui se transmet dans les mêmes formes que les autres.

Les mines qui appartiennent à des particuliers paient un impêt foncier de 3 francs 25 l'hectare, à moins que le propriétaire ne fasse pour 1 000 francs de travaux par an. De plus^ un impôt spécial (royalty) est perçu sur le minerai extrait : il s'élève à 1 p. 100 de la valeur au-dessous de 25 000 francs par an, à 2 p. 100 au-dessus.

Nul ne peut prétendre à plus d'un claim sur le môme filon ; mais la loi n'impose aucune limite à la propriété privée.

Il est rare cependant que le prospecteur achète le champ de sa découverte, parce que les moyens d'exploiter un filon lui font défaut. C'est ce qu'on exprime en disant qu'il possède une pure espérance (a mei'e hope) ou une simple c possibilité ». Souvent il ofi're d'en vendre le secret, fait que la langue minière américaine traduit fort bien en appelant proposition un gisement connu qui n'est pas travaillé, et en qualifiant de commerciales les propositions qui peuvent tenter l'acquéreur et devenir une « propriété » {mining property).

Si le prospecteur est ambitieux et actif et s'il a fait une trouvaille excellente, il tâche de réunir des capitaux, de former une petite société qui exploite sous sa direction. Dans ce cas, on se borne souvent à travailler Taffleurement et on en tire les minerais superficiels que l'eau et l'air ont transformés en carbonates et oxydes faciles i réduire, ou les minerais riches (high grades) qui supportent les frais de transport; on dit alors que le filon est raboté (gouged) ou sucé (guttedoui) *.

Quant à la masse intérieure formée de sulfures et autres combinaisons réfractaires, le concessionnaire tâche de la transférer à une

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