‹ La Colombie britannique;Chapitre 186 sur 298 · PI. XII · texte numérisé non relu

PI. XII

CONCENTRATEUR ALAMO, PRÈS DE THREE FORKS, au coeur de* Selkirk (p. 357). Construct. ctagccs en bois. Pour la concentration, p. 364, la disposition gcncnJc, p. 367.

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t - LA FUSION AU " SMELTER " du c. p. a. a Tbail (pp. 265. 361). Constr. en bois et briques. Four métal! . joaîer jacktt. Matériel des États-Unis.

pour 1 amalgamation de Tor et même le traitement des minerais d'or réfractaires par cyanuration.

Les plus importants de ces établissements traitent la production de plusieurs mines.

La principale appartient au propriétaire du concentrateur, généralement une société ; d'autres sont des alliées, c'est-à-dire que leurs propriétaires ont des intérêts dans l'entreprise de réduction ; d'autres sont exploitées par un locataire sous condition de fournir le minerai, et, pour cette raison, dites tributaires {tribute mines) ; enfin viennent les simples clientes ou custom mines. L'établissement de réduction prend souvent la précaution de les lier à lui par un traité {bond}.

A l'échelon supérieur, les usines de fusion absorbent les concentrés et les minerais dans une zone très étendue. Elles tiennent sous leur dépendance les concentrateurs qui doivent leur livrer leurs préparations dans les conditions convenues sous peine de rabattement {penalties) ; elles possèdent des concentrateurs à elles ; elles ont aussi leurs mines propres, tributaires ou clientes.

Dans l'installation des mines et des usines, le voyageur européen remarque le trait caractéristique de toute l'industrie américaine, réduction au minimum de la main-d'œuvre, utilisation maxima de procédés mécaniques.

La mine est généralement ouverte sur le flanc d'une montagne ; du fond de la vallée, on la reconnaît à un talus de débris qui se projette à l'entrée des galeries ; sur la pente un sentier en zigzags promet une montée longue et ardue, mais ce n'est point la voie par laquelle on descend le minerai; un transporteur aérien, auquel l'énei^e est fournie directement ou sous forme électrique par l'une des nombreuses chutes d'eau colombiennes, fait glisser des bennes pleines qui viennent se vider d'elles-mêmes dans des récepteurs placés sous un hangar.

A partir d'ici, les bâtiments de bois sous lesquels s'opère le traitement s'échelonnent en pente jusqu'au fond de la vallée : si l'installation est complète, d'abord vient l'abri des broyeurs et concasseurs, puis celui des vanneurs et classificateurs, puis celui des diverses opérations de concentration, enfin les grils et les fours : d'un étage à l'autre le minerai est descendu mécaniquement ; toutes les machines sont mues par Teau, la vapeur ou l'électricité : l'électricité fournit l'éclairage. Ce sont encore des forces inanimées qui charrient sur des wagonnets les débris et scories et les versent sur la pente toujours en progrès des haldes qui comblent les vallées. Ce sont elles aussi qui empilent les concentrés ou les lingots dans les

énormes wagons américains qu'un éperon de rail amène devant la face inférieure de Tusine. Aussi est-on surpris du petit nombre d'hommes qu'emploient ces établissements grandioses. En 1905, le personnel des mines qui expédient du minerai, des concentrés, des lingots, ne dépassait pas 2 394 ouvriers et employés du fond, 1 202 de la surface, soit un total de 3 596 ouvriers et employés répartis entre 146 entreprises.

Le très important district de la Boundary n*en réunissait que 1 016 dans 20 mines, celui du Trail, le second en importance, 833 dans 8 mines. En dehors de ces exploitations on en comptait pour Boundary et Trail 24 petites occupant 114 hommes en tout.

La proportion de tonnes extraites par mineur varie de 193 dans le district du Slocan à 950 dans le district de la Boundary. La moyenne est de 474 pour la province. A Granby, dans la Boundary, le prix de revient de la tonne extraite s'est abaissé à 6 francs, celui du traitement d'une tonne par fusion à 5 francs ; c'est pour la réduction 1 fr. 50 de moins qu'au Tennessee où des mines de cuivre analogues sont exploitées avec une main-d'œuvre et un combustible moins coûteux, mais sans tous les perfectionnements qui font de Granby-Grand Forks le grand centre métallurgique moderne de la Colombie ^

Si le personnel des usines de fusion parait minime par rapport i l'effort produit, il n'en a pas moins formé un noyau de population appréciable dans les régions presque désertes où l'industrie métallurgique est venue s'établir. Ces ouvriers sont, en effet, concentrés autour de l'usine.

A côté des fours s'établissent des ateliers de réparation qui occupent d'autres travailleurs, une ou plusieurs scieries pour les constructions et les galeries de mines, parfois une briqueterie pour les fours. Rossland, qui a la plus grande usine de fusion colombienne, est le troisième centre de fabrication de briques, venant immédiate- . ment après Victoria et Vancouver. Il faut ajouter les logements pour tous les ouvriers et employés, les pensions, les magasins, la brasserie qui s'établit dans chaque ville prospère parce que l'orge se transporte plus aisément que la bière.

Enfln les usines de fusion qui opèrent dans un rayon considérable et qui expédient leurs lingots, ont toujours été élevées près d'une voie ferrée ou près de la mer. Les embranchements de rail leur assurent les communications avec les mines ; l'atelier de réparation du

i. An, /?<p. Mines, B. C. for 1906, pp. 15-25.

chemin de fer est souvent placé à leur station; les ouvriers de la voie et — dans le cas d'une ville en bordure de la mer — , ceux du port, viennent augmenter la population.

Aussi les smelters ont-ils fait naître autour d'eux de véritables cités, pourvues d'une administration municipale, qui forment les centres d'une multitude de camps miniers analogues à ceux des placers.

Sur la côte, une seule usine de fusion fonctionne, celle de Ladysmith, dans l'île de Vancouver, au bord du détroit de Géorgie ; elle produit surtout du cuivre, de l'or et de l'aident. Elle ne trouve pas assez de minerai pour travailler toute l'année ; une autre usine placée dans la même île dut un moment éteindre ses fours. Dans cette région, les mines ne s'exploitent pas sur une échelle suffisante; d'autre part les usines de fusion du Puget Sound dont les principales sont Everett et Tacoma, les usines toutes récentes de l'Alaska font à celles de Vancouver une redoutable concurrence.

C'est au sud du plateau intérieur, près de la frontière, sur la voie ferrée méridionale, qu'ont été bâties les grandes usines de fusion colombiennes décrites plus loin dans ces chapitres. Greenwood et Granby-Grand Forks, usines du district de la Boundary, fournissent surtout le cuivre et l'or, accessoirement l'argent et le plomb. Granby est le smelter le plus important de la Colombie.

Comparaison des centres de mines môtalUques de Colombie britannique

District de Boundary Creek»

Division de Trail Creek

Division de Fort Steele

District de Slocan

Toute la côte . .

Autres districts. .

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