CHAPITRE XXI
Hé Vancouver. — Là région des ports et la houille.
L*lle de Vancouyer et les petites îles qui en dépendent comptaient, au recensement de 1901, 50886 habitants, soit près de 2/7 de la population colombienne. Dans ce total entraient : 5 200 Indiens et 902 métis dlndiens, soit 6102 indigènes, plus de 1/5 du total de la Province; 5 317 Chinois non naturalisés, près de 1/5, 1 243 Japonais non naturalisés, plus de la moitié du total pour la Province K
D'un recensement à l'autre, les effectifs augmentent, excepté celui des Indiens qui paraît baisser. D'après Testimation fort approximative de 1857, les naturels auraient été à cette époque deux fois plus nombreux qu'en 1901 *.
En 1901, 28 827 habitants, près de 3/5 du total pour l'île, résidaient dans la bande de plaine littorale sudest entre la capitale Victoria et les houillères de Nanaimo : sur ce nombre même, 20 816, soit environ 2/5 du total, se groupaient dans la capitale Victoria et ses faubourgs.
L'origine de Victoria remonte à la construction du second fort élevé dans l'île Vancouver par la Compagnie de la Baie de Hudson. Le premier, Rupert, au nord-est, avait été bâti en 1839*. L'emplacement de Victoria fut choisi en 1841 à l'endroit appelé par les Indiens Camosun ou le « défilé des eaux » : entre des berges rocheuses et boisées formant ce qu'on appelle aujourd'hui « the Gorge » ; une