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Cowichan, V, L as a Home,, p

des ouvriers. A Gomox, les blancs préfèrent au travail de la terre ceux de la forêt ou des mines, car la durée en est plus limitée.

L*agriculture offrirait pourtant un attrait aux indépendants s'il leur était facile de devenir propriétaires; mais il n*y a presque plus de bonnes terres en préemption (p. 214), c'est-i-dire au mode d acquisition le plus économique. Le district de Gowichan, pourtant retiré, humide et boisé, n'en avait plus du tout dès 1904. Ici, la forme d'exploitation la plus aisée et la plus prompte à rémunérer est l'élevage des vaches laitières qui peut se faire avant que le défrichement soit complet. Victoria, Duncans, chef-lieu de comté de Cowichan, et Gomox ont chacune une crémerie depuis 1898.

Certains cultivateurs ont essayé de produire du blé, mais le grain ne fournit pas une bonne farine (p. 239). Ces céréales s'emploient à engraisser la volaille : le dairy farm et \h poultry farm^ souvent combinées, sont les formes habituelles de l'industrie rurale.

La culture commerciale des fruits ne se fait guère qu'aux environs immédiats de Victoria, où l'on trouve quelques vergers de cerises et quelques champs de fraises. A Nanaimo, la compagnie propriétaire des houillères et d'une partie du sol a fait défricher et cultiver en prairies 200 hectares pour nourrir ses mules et ses chevaux ; dans une autre partie de ses domaines, elle découpe des lots de 2 hectares qu'elle offre en vente aux mineurs pour fixer des travailleurs sur place.

Les îles basses qui bordent la côte au sud-est jusqu'à la hauteur de Nanaimo sont des fragments de la même bande sédimentaire, couverte des mêmes forêts ; outre quelques centaines d'Indiens cantonnés dans ces îles, on y voit, au débouché des vallons sur la mer, l'éternelle scierie de la côte, et à côté d'elle parfois quelques fermes. Dès le temps de la Compagnie de Hudson on mettait dans plusieurs de ces Iles des animaux que la mer gardait comme en Ecosse : aujourd'hui quelques-unes se sont spécialisées dans l'élevage du mouton de boucherie pour les villes; d'autres ont des vaches laitières. Aux profits de l'élevage, les rares fermiers des îles ajoutent ceux de la culture fruitière qui réussit bien dans cette région abritée des vents pluvieux. Ainsi Sait Spring ou Admirai Islande dont les caboteurs de Victoria et de Vancouver visitent les deux petits ports, est renommée pour ses fraises. Les pèches et les raisins de table y réussissent également ^ Tous ces fruits sont triés, puis mis en boîtes et expédiés dans les villes par les bateaux qui sillonnent les détroits.

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