‹ La Colombie britannique;Chapitre 207 sur 298 · AgrUulture in B. C, 1904. p · texte numérisé non relu

AgrUulture in B. C, 1904. p

le concessionnaire n'a pu trouver ni capital pour élever un haut fourneau, ni clientèle parmi ceux du Washington, car leur production suffit au marché qu'ils peuvent atteindre. Près de Torquat Harbour, indentation de la rade Barclay, on a reconnu une veine de quartz aurifère et Ton a tracé, en 1905, à travers la forêt, un sentier pour la joindre à la mer*.

Rade de Barclay et fiord d'Alberni communiquent une fois par semaine avec Victoria par le paquebot, seul moyen pratique de relation entre la côte ouest et le reste du monde.

D'après ce que j'ai dit d'Alberni, capitale d'une agence indienne et principal port de la région, nous pouvons nous figurer les stations desservies; des villages indiens habités par des pêcheurs nootka et tels qu'on les a décrits page 163; à leur voisinage, de petits camps miniers.

En tout 2264 c sauvages » dont 954 païens appartenant à 18 tribus, répartis en 150 réserves sur plus de 300 kilomètres de côte forment, bien qu'ils diminuent, à chaque recensement, une forte proportion de la population permanente*; les blancs restent migrateurs et instables : peu ou point de culture.

En partant de Victoria', le bateau double, à la pointe sud, l'écueil dangereux de Race Rock, sur lequel fut construit le premier phare de l'île (1861). De l'autre côté un étroit goulet donne accès à la baie vaseuse de Sooke où commence la zone minérale ouest, par des gisements de fer et de cuivre qui attirent les prospecteurs'.

Le port San Juan, à l'embouchure de la rivière du même nom, est l'endroit où l'un des canots de Meares fut attaqué par les Indiens le 13 juillet 1788 et leur échappa non sans peine, emportant plusieurs blessés. Aujourd'hui un wharf de pilotis, appelé Port Renfrew, accueille les bateaux et tout à côté un petit hôtel de bois s'ouvre aux voyageurs qui sont toujours des amateurs de chasse ou des mineurs. Comme la presqu'île de Sooke, la vallée du fleuve San Juan paraissait bonne pour la culture; près de 90 fermiers s'y établirent, mais aujourd'hui presque tous se sont faits bâcherons et mineurs. En 1905, une compagnie cherchait à réunir sous sa direction les concessions de mines de fer de la région^.

Après Port Renfrew, on relève le phare de Garmanah qui, pour les

1. An, Rep, Mines, B. C. for 1902, pp. 200-208, 2i6; for i90U, p. 243; /or i905, p. 211.

2. An, Bep, Indian Affairs, 190U-6, 245-248, et II* part., p. 70.

.3. Sauf indications contraires la description est empmntée au YearbookofB, C, 1903, pp. 17-20.

4. An. Bep. Mines, B. C. for 1902, p. 219; for 190U, pp. 254-256; /or 1906, p. 216.

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navires venant du large, marque du côté canadien Tentréede Juan de Fuca, tandis que le phare de Tîle Tatoosh, près du cap Flattery, rend le même service sur le rivage américain.

Ensuite c'est le lai^e, la houle immense de TAtlantique. On double la massive péninsule du cap Beale, où un phare signale l'entrée de la rade de Barclay et la route d'Albemi. Dès lors, plus de feu permanent, on se dirige sur des marques naturelles; après le poste du cap Beale où aboutit le cable du Pacifique, plus de télégraphe; après Alberni, plus de route transversale, plus de paquebot hebdomadaire avec Victoria : les centres plus au nord ne sont desservis que toutes les trois semaines par le bateau parti de la capitale.

Malgré les difficultés d'accès, les prospecteurs se jettent partout sur la zone minérale de la côte occidentale.

Dans la rade de Clayoquot, la magnétite se retrouve, mais cette richesse en fer, ne pouvant fournir le moindre profit, en est négligée pour les gisements de cuivre associé d'un peu d'or et de zinc, qui ont été reconnus et concédés surtout dans Sydney Inlet, bras le plus septentrional du fiord. Il a fallu tailler dans la forêt des sentiers qui permettent aux mules ou chevaux transportés par navires de circuler entre la mine et le littoral; une entreprise a même essayé de faire une route charretière. Mais le pays est d'accès trop difficile et Ton s'y procure les vivres trop malaisément. En 1905, la campagne a rendu moins encore que d'habitude; seules deux petites mines ont réellement travaillé Tune pour l'usine anglaise de fusion de Ladysmith sur l'autre rivage de l'tle, l'autre pour les fours américains de Tacoma* : la première a expédié en tout 215 tonnes, un essai plutôt qu'un envoi.

Gomme tant d'autres rades, Clayoquot t^onnut, entre les Indiens et les premiers navigateurs, des conflits sanglants : en 1818 l'équipage du voilier Tonquin y fut attaqué et détruit.

Plus au nord, la rade historique de Nootka ne vit plus d'événements importants après l'expédition de Vancouver, si ce n'est le massacre par les Indiens d'un équipage marchand américain, celui du Boston : deux Américains seuls furent épai^és et ils demeurèrent pendant deux années captifs des Indiens. Aujourd'hui Nootka reste un village de pêcheurs indiens comme au temps de Vancouver; la même tribu l'habite, elle a pour chef un descendant de celui qui vendit la terre à Meares * : mais depuis l'extermination de la loutre de mer, ces parages ne sont plus fréquentés par les

1. An, Rep, of Mines, B, C, for 1902, pp. 221-233; /or 190^, p. 243, for 1906, p. 212.

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