‹ La Colombie britannique;Chapitre 206 sur 298 · La Gazette du Travail, sept. 1006, p · texte numérisé non relu

La Gazette du Travail, sept. 1006, p

quelques camps de bûcherons dans un creux, par exemple celui de rtle Hardwick, qui dispute à Chemainus la réputation de posséder les plus beaux sapins de Douglas, quelques carrières sur la tranche de la falaise marquent-elles Tempreinte de Thomme sur la terre, dans cette solitude où régnent Teau, les rochers, la forêt. La vie ne reparaît qu*à rissue septentrionale des passages dans l'Entrée de la Reine Charlotte; mais c'est là une nouvelle région qui ne communique avec le reste de Tîle par la mer seule et que je décrirai après les autres.

ne Vancouver. — La traverse d'Albemi et la côte du large.

La forêt continue et les montagnes ne séparent point complètement de la bande peuplée, la région intérieure et la côte occidentale.

En effet un chemin part de la route littorale qui prolonge la voie ferrée entre Wellington et Comox, coupe entre deux murailles continues de forêts gigantesques et atteint leau du Pacifique au fond de Tétroit fiord d'Alberni (p. 21). Établi dans un petit bassin, dominé par des montagnes couvertes de sapins, le port d*Albemi se divise en deux bourgades, Tancienne et la nouvelle, distantes de 4 kilomètres; toute la vallée dont Alberni est le chef-lieu, n'avait en 1903, sur 32 kilomètres de longueur, que 400 habitants moitié blancs, moitié indiens, et 4 écoles, noyaux de futurs villages. A peine 400 hectares étaient-ils en culture et en prés*. Les habitants vivent surtout de l'exploitation des bois et de la pêche au saumon; trois scieries, une fabrique de conserves représentent l'industrie. Dans un rayon assez large autour d'Alberni, des gisements miniers ont été reconnus, mais ils ne donnent que des espérances. On sait que quelques criques y roulent de Tor. Depuis 1894, le quartz et le cuivre aurifère sont exploités ou recherchés sans grand succès. En 1905 deux petits claims occupaient 8 personnes tout près de la ville. Partis du fiord, les prospecteurs sont remontés en canot jusqu'au grand lac Central : 1 claims y étaient travaillés, tandis qu une soixantaine de francs-mineurs faisaient des recherches.

A la sortie du fiord sur la mer, les nombreuses indentations de la rade de Barclay sont depuis plusieurs années fréquentées par les mineurs ; on y rencontre surtout le fer si abondant sur la zone minérale de la côte ouest (p. 17) ; au flanc d'une falaise, entre forêt et mer, un rocher massif de magnétite offre les plus belles promesses, mais

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