Id. Sammary Rep., 1906, p
4. An. Bep. Mines, B. C, 1902, p. 52, 1906, pp. 82, 85. —Carte Spincer-Wrioht (p. 29, n.).
LA CHAINE GÔTIÈRE 35
Sur la face intérieure de la Chaîne côtière» une bande de terrains anciens avec gisements de quartz aurifère et de minerais flanque le granit depuis la frontière, sauf une courte interruption vers le milieu des canyons du Fraser (p. 33), jusqu'à la hauteur du 52^ parallèle.
Une autre bande analogue apparaît plus au nord vers 56''30' et, 8*élargissant, accompagne le granit jusque dans le Territoire du Yukon, coupée et parfois cachée par des masses éruptives de tout ftge et de toute grandeur. C'est une zone minérale qui paraît riche, autant qu'on peut en juger d'après les explorations actuelles. Les gisements au contact du calcaire métamorphisé et des roches vertes, diorites en diabases, y ont été observés, notamment au débouché de la passe du Cheval-Blanc, dans l'extrême nord-ouest de la Province *.
Le relief de la Chaîne côtière n'est guère connu que par des itinéraires transversaux et par les données souvent insuffisantes des prospecteurs *•
On sait que les sommets côtiers approchent de 2 000 mètres dès la rive nord de l'Entrée de Burrard, et que cette altitude est dépassée en plusieurs points des massifs qui s'étendent entre Burrard et l'Entrée de Knight à la sortie du détroit de Johnstone. Le point culminant connu jusqu'à présent atteint 2 576 mètres vers le fond de l'Entrée de Jervis. Sur toute la longueur, des pics se dressent à i 800 ou 2000 mètres.
L'altitude moyenne dépasse certainement 1 000 mètres. Les crêtes s'allongent suivant une ligne sinueuse qui passe en général par le fond des fiords, à une distance de la pleine mer qui varie entre 80 et 130 kilomètres.
Peu de contrastes se présentent aussi frappants que celui des deux pentes, celle de l'Océan plus longue, avec des forêts aussi denses que celles des îles, des champs de neige et de glace dont les torrents s'échappent en cascades à travers le fourré ; celle du plateau moins haute, mais plus brusque, accusant, dans son aridité, la diSérence de ses roches avec les formations qui butent contre elles et présentant, malgré l'élévation du socle intérieur, l'aspect d'une chaîne difficile à franchir.
Pour descendre du plateau vers le rivage on ne trouve, comme passages continus, que les rares couloirs ou canyons par où se précipitent à la mer les fleuves les plus puissants, le Fraser, le Skeena,