An, Rep. Indian Affairs, 190U-5, p. 2U
4. An, Rep, Mines, B, C for 1902, pp. 48, 51, 53; /or 190U, p. 102; /or 1906, pp. 85, 87.
Dans les hauteurs de l'île Pitt, on a reconnu la suite des gisements précédents aux mêmes contacts, et, de plus, un filon de magnétite analogue à ceux de Vancouver; 4 concessions y ont été obtenues, mais Texploitation n'est pas commencée ^
Après le Chenal Grenville, les Indiens de langue kwakiult sont remplacés par les Indiens de langue tsimshian, dont le nom signifie les gens du fleuve Skeena. Dans Festuaire du Skeena se montrent plusieurs de leurs villages, toujours avec la grève à canots et les poteaux de totem. Là aussi s'élève un des plus anciens établissements européens, Port Essington, avec ses fabriques, ses scieries, ses magasins de la Baie d'Hudson et une sorte d'hôtel. Le paquebot de Vancouver correspond avec le petit vapeur de la Compagnie de Hudson qui remonte le Skeena jusqu'à Hazelton où commencent les rapides. On peut atteindre, moins commodément, Hazelton par le bras de Kitimat, au fond du Canal de Douglas (p. 38)?.
La rive nord de l'estuaire du Skeena est fermée par la péninsule très découpée des Tsimshian ; deux de ses nombreuses baies abritent des établissements remarquables à divers titres. En venant du sud, le premier est le village de mission appelé Metlakatla, qui fut fondé par Duncan, pasteur anglican de Londres. Duncan avait décidé les convertis à se construire des maisons d'un étage à l'anglaise, isolées l'une de l'autre et entourées de petits jardins où l'on cultivait les légumes d'Europe, les groseilles et les fraises; il avait fondé une € école industrielle » avec scierie, filature de laine, briqueterie, fabrique de conserves. Une école de filles, une école de garçons, une grande église, quelque temps « la plus vaste et la plus anglicane d'aspect de la Province », témoignent encore des travaux accomplis sous sa direction. Il avait enfin organisé des sociétés et des jeux à l'anglaise, formé une fanfare et des organistes indigènes. Duncan administrait sa création à peu près comme un abbé fondateur du moyen âge faisait de son abbaye perdue au milieu des forêts lorsqu'il reçut la visite de l'évêque anglican de la Province, venu comme une sorte de suzerain pour visiter ce qu'il estimait une de ses paroisses. Duncan ne voulut point être traité en subordonné par un évêque colonial : il céda la place, réunit ses ouailles, et les embarqua pour l'tle Ânnette qui se trouve sur la zone alors contestée entre les États- Unis et le Canada (1887). Les fidèles de Duncan habitent encore Port Chester ou New Metlakatla dans cette île aujourd'hui américaine, et