d., for 1902, p
l*établissement canadien, bien que toujours chef-lieu d*agence indigène, n'a pu retrouver son ancienne activité *. On n'y trouvait en 1905 que 198 Indiens, tous anglicans.
Non loin du village chrétien déchu se dresse la ville commerçante en formation de Port Simpson, l'ex Fort Simpson de la Compagnie de Hudson, fondé en 1831. Elle occupe, près de la pointe nord de la péninsule Tsimshian, une anse ouverte au nord-ouest où la marée atteint, en moyenne, 6 mètres. Dans un port bien abrité, un wharf en bois s'avance de 400 mètres sur les vases de la baie. Près de là s'élève l'un des magasins les plus importants de la Compagnie de Hudson. Le village indien près duquel le fort fut bâti a pour missionnaires des méthodistes qui ont organisé, avec les indigènes, une école industrielle, un hôpital, une fanfare, un service de pompiers, fort utile dans ces villages de bois. Ils ont converti les 708 Indiens que le village comptait en 1904.
Le terminus du Grand Tronc Pacifique, en construction depuis 1905, sera dans la région de Port Simpson. Aussi les spécuculateurs se disputent-ils les terrains de la péninsule entre l'embouchure du Skeena et Port Simpson. Avant que la ligne soit commencée de ce côté, le premier boom bat son plein. La population blanche a augmenté, et les Chambres de commerce de Vancouver et de Victoria prient instamment le gouvernement fédéral de faire commencer les travaux du Grand Tronc en Colombie comme dans la région à l'ouest de Winnipeg.
Au nord de la péninsule Tsimshian s'ouvre le très long Canal de Portland que suit la frontière depuis 1903 et qui dans l'intérieur des terres se divise en trois bras (p. 38), tous bordés de villages indiens et de fabriques de conserves. Les Indiens parlent la langue Nasqua ou de la Nass, l'un des idiomes tsimshian.
Sur les rives de ce fiord et du bras canadien de l'Observatoire, les prospecteurs ont découvert des gisements d'argent et d'or combinés avec le cuivre et des gisements de galène semblables à ceux du plateau intérieur. Plusieurs ont été vendus ou loués, et l'exploitation y commence.
En 1904, les propriétaires d'une usine de fusion de Seattle envoyaient dans le Canal de Portland un navire portant tout ce qui était nécessaire pour mettre en valeur une mine achetée à des prospecteurs ; le navire brûla en route. Une nouvelle expédition fut faite
1. Yearbook of B, C, p. 24. — L'histoire de rétablissement est racontée par H. S. Wbl- COMB, The Story of the Metlakaila, London, 1887, in-8*.