CHAPITRE XXIII
LA 20NE DU CANADIEN PACIFiaUE (RAILWAY BELT) ET SES DÉPENDANCES
Les Canyons.
Insuffisante à mélanger les climats et les végétations, que sépare la Chaîne côtière, la longue et étroite pente du canyon fraserien n*unit pas davantage les hommes; trop rapide, le fleuve n'y porte point bateau; trop abruptes, les deux parois tombent à pic; nulle voie naturelle pour les canots ou les piétons. Seuls les Indiens s'y risquaient pour prendre le saumon à la fourchette ou au panier, dans les étroits et au seuil des barrages de rochers, lorsque la découverte de For y lança les blancs.
Vers 1852, le bruit courut que le facteur de la Compagnie de Hudson au fort Kamloops achetait de l'or apporté par les Indiens. En 1857 quelques coureurs des bois franco-canadiens qui se trouvaient à Walla Walla en Washington, apprirent par les parents des femmes sauvages^ avec lesquels ils vivaient, l'existence d'un gisement alluvial dans un élargissement du canyon de la rivière Thompson, à 16 kilomètres du confluent avec le Fraser. Les métis s'y rendirent, y trouvèrent de l'or et le vendirent. Le 14 janvier 1858, le gouverneur qui représentait la Compagnie de la Baie de Hudson à Victoria annonçait officiellement au ministère des Colonies que l'or se rencontrait dans les alluvions du Fraser et de ses tributaires. Aussitôt les journaux américains d'Olympia et de San Francisco publièrent la nouvelle; ils s'emplirent d'annonces que payaient les propriétaires
1. Je suis ici le récit de Baacroft, t. XXXII, ch. 24, tel qu'il est corrigé par G.-M. Daw~ BON, dans An, Bep. Geol Surv, of C, 1887-88. — G.-M. Dawson a utilisé les témoignages des survivants et Touvrage de Mac Fa : Vancouver IsUmdandBriiish CoUimbia^ London, 1865.