‹ La Colombie britannique;Chapitre 252 sur 298 · An, Rep. Mines, B, C. for 1905, pp · texte numérisé non relu

An, Rep. Mines, B, C. for 1905, pp

2. /d. for 190^, pp. 210, 211, 2U, 216, 217, 219, 224; Jor 1905, pp. 182, 183, 185, 187, 177.

Greenwood par un embranchement ferré de 5 kilomètres elle lui donne les six-septièmes de ce qu*il traite ; le reste vient de 33 autres mines, la plupart situées dans un rayon de 15 kilomètres.

Les lots où Ton trouve les minerais riches en argent et en or sont restés en partie de petites exploitations individuelles : on en compte une vingtaine occupant 150 personnes.

Tout près de Greenwood, une autre compagnie américaine a installé en 1903 le smelter de Boundary Falls, moins complet que Greenwood; il a très peu travaillé jusqu'à présent.

Pour le volume extrait par année ainsi que pour le total de Textraction, la Boundary est en 1905 le premier district de la Colombie; elle a tiré de ses mines 56,8 p. 100 du tonnage total de la Province, 37,2 p. 100 de la valeur totale; elle a produit les deux tiers du cuivre colombien; elle est le seul district où la production de cuivre augmente. Grâce à l'exploration de nouveaux minerais argentifères, elle a fait monter sa production d'argent de 180 p. 100.

Tout ce progrès se doit presque uniquement à la puissante Compagnie de Granby-Grand Forks ; les deux autres se maintiennent à peu près stationnaires. Cette société qui, depuis sa fondation, n'avait versé qu'un seul dividende de 1 p. 100 à ses actionnaires (1903), leur a promis 3 p. 100 en 1906 ^ Pour une entreprise qui demandait de tels frais d'établissement, on considère que la période sans revenu a été courte.

Suivant l'habitude, l'élevage et la culture ont suivi la mine et le rail. Autour de la ville nouvelle de Grand Forks, la basse vallée de la Kettle, haute de 500 mètres en moyenne entre des bords de 1 000 à 1 500, offre une platière de 30 kilomètres, bien différente des ravins en V par où se précipitent les t fourches » supérieures de la rivière; en tout c'est un couloir de 18000 hectares, cultivable après défrichement, que son altitude relativement, faible n'expose pas trop aux gelées estivales, assez pourvu d'eau pour qu'on puisse par l'irrigation combattre Textréme sécheresse du climat. On a vu que dans cette section, deux voies ferrées longent les deux rives de la Kettle (p. 365).

L'État y a concédé une partie des terres aux compagnies de chemins de fer, qui les font débarrasser des arbres et de la brousse puis les offrent en petits lots de 8 à 12 hectares, à 625 francs Fhectare; un prix aussi élevé s'explique par le profit que promet la vente des produits agricoles dans les marchés miniers. Beaucoup de lots .ont trouvé des preneurs qui les font valoir ; seul, en effet, le petit pro-

!. An, Hep. Mines, B. C. Jor i90U, p. 220; for 1905, pp. 15, 17, 18, 25, 175. 182, 183.

priétaire exploitant peut s^installer dans cette région où un ouvrier agricole exige jusqu'à 12 fr. 50 par jour ou 175 francs par mois, nourri et logé. On a essayé d*y faire venir les légumes sans succès; les fruits, surtout les pommes, les cerises, les prunes réussissent mieux.

Quand la ligne sort de la vallée pour monter à Greenwood elle ne traverse plus que forêts et brousse, mais son terminus, Midway, occupe une platiëre alluviale cultivable, à Touest de laquelle on retouve le ranching sur la montagne de TAnarchiste (1 100 mètres) et les plateaux de bunch grass entre la Kettle et les lacs de la rivière Okanagan. Avant de pousser la ligne à travers cette région, la Compagnie s*y est fait donner des concessions qu'elle commence à lotir. Des colons sont venus y pratiquer Télevage laitier; ils trouvent aisé^ ment à vendre leur beurre 1 fr. 50 la livre. En 1904, un millier d'hectares étaient mis en valeur et on comptait, sur le passage de la ligne future, 300 habitants et 5 écoles* à Touest du lac Osoyoos.

Plus loin, les petits camps de prospecteurs*, comme celui de Pairwiew, centre de la région minière du lac Osoyoos avec 3 à 500 habitants, les taches d'élevage de Penticton, au sud-ouest du lac Okanagan, à 140 kilomètres de Greenwood, s^égrènent le long des chemins défoncés et poudreux où courent les diligences jusqu'aux régions déjà décrites des mines Similkameen et Nicola (p. 332). La richesse minérale moindre, la sécheresse plus grande expliquent l'abandon relatif de ce morceau de plateau sud isolé entre les deux grandes voies ferrées qu'on ne faisait point l'effort de joindre.

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