The Undeveloped Areas, p
Champs d*or de TOmineca.
Si les Indiens et les forts font songer à la Colombie d*avant 1858, la rivière d*Omineca où le prospecteur s*égare dans une nature puissante et inconnue, où Teffort se réduit au lavage primitif, rappelle les premiers champs d*or.
Ce cours d'eau est une des sources de la Paix. Perdu dans les hauteurs forestières, le district de TOmineca se trouve au bout de deux longues pistes partant Tune du Fraser, l'autre de Hazelton sur le Skeena.
C'est par celle du Fraser au Fort Mac Leod que les chercheurs d'or du Caribou au sud atteignirent pour la première fois FOmineca vers 1862. On ne tarda pas i préférer le sentier qui part de Hazelton et traverse parmi les forêts trois chaînes de montagnes parallèles. Pourtant cette voie est si malaisée et si longue qu'en 1894, de Hazelton i l'Omineca, le transport coûtait 85 centimes la livre.
Dans l'Omineca, les premiers prospecteurs apparurent deux ans après la découverte du Caribou, mais la poussée n'eut lieu qu'entre 1869 et 1871, quand les placers du Caribou s'épuisèrent. Alors se fonda le centre minier de Manson, chef-lieu du pays. La fortune de l'Omineca ne dura point, parce que l'accès en était trop pénible.
D'autre part, la sécheresse est plus grande encore qu'au Caribou. En 1904, il a plu i Manson cinq fois pendant l'été; dès juillet, les criques sont à sec; les feux de forêts mettent en danger la vie des mineurs.
En 1873, les placers furent abandonnés aux Chinois; puis des tentatives nouvelles eurent lieu; en 1879, 57 blancs lavaient à côté de 20 Chinois; en 1887, le nombre des travailleurs se réduisait à à 12 blancs et 18 Indiens ^ Tous se dispersaient dans les hautes vallées boisées d'accès difficile.
Un renouveau s'est produit à l'annonce du Grand Tronc qui rapprochera de l'Omineca le point où commence le transport par chevaux de bât. 92 certificats, 33 claims inscrits, 43 locations de placers sont le bilan de 1904. Beaucoup de spéculateurs ont l'œil sur cette région, mais il semble qu'ils se réservent *.
Si une voie ferrée remontait la Rivière de la Paix, la Colombie pourrait attirer des immigrants de l'ouest dans le morceau de hautes plaines que la frontière lui laisse à l'est des Rocheuses (p. 63). C'est
1. Geol. Surv, 0/ Ca, An. Rep., 1887-88, R, p. 23, 45; 189^, C, p. 12.