‹ La Colombie britannique;Chapitre 42 sur 298 · MONTAGNES ROCHEUSES ; VERSANT COLOMBIEN · texte numérisé non relu

MONTAGNES ROCHEUSES ; VERSANT COLOMBIEN

s'échelonnent du sud-est au nord-ouest sur 120 kilomètres environ, depuis le mont Hector (3 424 m.), qui domine la ligne transcontinentale, jusqu'au mont Alberta (4 267 m.), point culminant des Rocheuses canadiennes. Tous deux ont été gravis pour la première fois en 1895 par Norman Collie continuant l'œuvre d'ascension et d'exploration commencée en 1893 par Coleman, dont le nom reste attaché à un pic âe 3 3^2 mètres. Les sommets vont de 3 000 à 3 650 mètres, avec une ceinture de forêts jusqu'à 2100; plus haut, des glaciers et des neiges.

Au nord immédiat du massif qui porte le géant Alberta, la chaîne s'amincit et s'abaisse un moment dans la passe Athabasca (1 740 m.), par où les Indiens se rendaient, bien avant l'arrivée des blancs, des sources de l'Athabasca à celles de la Golumbia. L'un des premiers explorateurs scientifiques de la Province, le botaniste Douglas, la visita en 1827 ; trompé par le commandement que l'atténuation du relief et le voisinage de la Prairie donnent aux sommets qui s'élèvent à la sortie orientale, il évalua entre 4 000 et 4 800 mètres l'altitude des deux principales qu'il appela mont Hooker et mont Brown, en l'honneur de savants anglais *.

Gomme il ne les avait pas localisées avec précision, on les a cherchées longtemps sans les trouver. En 1893, Coleman a établi que la montagne aujourd'hui nommée Brown atteint 2 700 mètres à peine, et que cette altitude n'est guère dépassée au voisinage de la passe Athabasca*.

Il se peut que l'actuel mont Brown ne corresponde point à celui de Douglas et que tes hautes montagnes indiquées par lui soient le mont Alberta, fort au sud de la passe, et le mont Geikie

1. Geogr. Journal, 1900, p. 252 (Norman Collib). — W. D. Wilgox, Camping in the Canadian Rockies. New-York, 1897, pp. 219 et 255. — Americ. Geologist, vol. XIV, août 1894, pp. 83-92 (Coleman).

2. Geogr. Journal, 1895, pp. 56-61, Golbman, Mt Brown and the Sources of Athabasca, croquis, p. 96; 1896, pp. 49-64; W. D. Wilcox, Lake Louise, croquis au 1 : 160000, p. 51, carte bathym.; p. 53; 1899, pp. 337-355; Norman Collie, Explorations in the Canadian Rockies, A Search for Mt Hooker and Ml Brown, pp. 358-375 ; W. D. Wilcox, Sources of the Saskatchewan, croquis, p. 361, Sketch Map of the Canadian Rockies, 1897-98, au 1 : 500 000 (entre les parall. 51 et 53); 1900, pp. 252 et suiv.; Norman Collie, Explorations in the Canadian Rocky M., croquis, p. 255, rééd. de la Sketch Map of the Can. Rockies, complétée depuis Wilcox, avec glaciers, pistes; 1903, pp. 485-488; id. Further Explorations in the Rocky Mns. (autour de la vallée de la Bow), avec la Sketch Map déjà ind. ; pp. 502-510; GoLBHAN, The Brazeau Ice Field (glacier des sources de la Saskatchewan), croquis, p. 503.

W. D. Wilcox, The Rockies of Canada, New-York, 1900, in-8", gravures et cartes, rééd. complétée de Camping in the Canadian Rockies, 1897, en forme de mémoires d'alpiniste, reproduit les récits d^ascension déjà publiés par Tauteur et ajoute un certain nombre de détails et de renseignements.

Tout ce que j'ai cité se rapporte presque exclusivement aux hautes montagnes et aux glaciers au nord de la vallée de la Bow.

(3352 m.), fort au nord, qui porte le nom d'un géologue contemporain, et qui se trouve entre la passe Athabasca et celle de la Tête JdMne {Yelloto Head Pass).

La passe de la Tète Jaune fait communiquer la Miette, affluent de TAthabasca, avec le lac Bouse de Vache {Cow Dung)y source du Fraser. Relativement commode, elle n'offre qu'une piste frayée par les Indiens avant l'occupation, mais elle a failli être prise pour donner passage au Canadien-Paciflque (coupe des pp. 46-47) et elle a les plus grandes chances d'être choisie pour les rails du Grand Tronc entre la Prairie et Port Simpson sur le Paciûque.

Au nord de la Tête Jaune se dresse le pic Robson, dernier massif des Rocheuses qui dépasse 4 000 mètres.

Les Rocheuses se prolongent le long du Fraser, partageant toujours les deux versants. A l'angle du 53* parallèle et du i20* méridien la limite interprovinciale les quitte pour suivre le 120^, laissant toute la chaîne à la Colombie. Tout près de là, une passe de 1615 mètres met en communication la Rivière aux boucanes {Smoky River) à l'est, et les sources de la Rivière aux Panais {Parsnip River) à l'ouest.

Bientôt se dessine le rentrant de l'axe général vers le nord-ouest : les Rocheuses s'abaissent, leurs sommets vont tout au plus de 1 500 à 2 000 mètres. Les rivières traversent la muraille par des cluses dans les calcaires carbonifères et dévoniensS et vont poursuivre leur cours dans la plaine orientale.

Dès lors, c'est au centre du plateau, dans les monts Cassiar, que se trouvent les sources. Les Rocheuses ne sont plus ni arête de partage, ni limite politique.

1. OeoL Surv. ofCa. An, Bep., i89i, G. (Mac Gonnbll), pp. 7, 12, 18.

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