An, Rep. Victoria Board ofTrade, 190^-5, pp
La côte nord-ouest du continent, à partir du point où elle perd Tabri de Tîle Vancouver, reçoit des quantités de pluie presque égales à celles du rivage occidental de cette île : la neige y tombe en plus grande abondance par Teffet de l'élévation de latitude. A l'embouchure du fleuve Skeena, Port Essington reçut, en 1901, 3 454 millimètres d'eau et 2210 de neige : pour Thumidité cette région vient immédiatement après Glayoquot. Les autres postes d'observation de la côte ferme nord-ouest reçoivent tous plus de 2 550 millimètres de pluies et plus de 1 300 de neige, excepté le plus septentrional, Port Simpson, près de la frontière de l'Alaska.
D'après des calculs faits jusqu'en 1901, Port Simpson reçoit en moyenne, par an, 2 347 millimètres de pluie et 965 de neige. Le nombre moyen des jours de pluie s'y élève à 197 par an, le minimum étant 7 pour le mois d'août; le nombre moyen des jours de neige ne va qu'à 23 seulement. En 1901, la dernière neige y est tombée le 2 mai, la première le 25 novembre, la dernière gelée a eu lieu le 26 avril, la première le 9 novembre. A son climat relativement moins humide comme à son havre naturel, Port Simpson doit d'avoir été choisi comme siège d'un fort important par les anciennes compagnies marchandes, puis comme terminus du chemin de fer transcontinental en construction.
La région la moins humide des côtes colombiennes est celle qu'abrite du lai^e la longue muraille de l'île Vancouver; elle comprend le rivage oriental de cette île et la partie sud-ouest de la côte ferme qui se font face sur les bords du détroit de Géorgie. Elle s'arrête sur le continent à la crête de la Coast Range. C'est au sud de cette zone protégée qu'ont été construites les principales villes, Victoria, New Westminster, Vancouver.
A Victoria, dans la pointe méridionale de l'île Vancouver, les vents de sud-ouest et d'ouest continuent à dominer pendant Tété, de mai à août, les vents du nord à se faire sentir pendant l'hiver, d'octobre à février, plus particulièrement en janvier; mais les derniers cèdent parfois, surtout en février, la place aux vents secs de l'est et du sud-est qui viennent du continent*.
A Nanaimo, plus au nord, abrité par toute l'épaisseur de l'île, les vents secs du continent remplacent plus souvent pendant l'hiver ceux du large et ceux du nord.
Sur le continent, à New Westminster, port du delta, et plus avant dans la plaine côtière, à Chilliwack, débouché des montagnes, les
1. 7»" Beport of ihe AgHealt. Départ, of B, C, 1902, p. 142-143.
veDts d*est disputent le premier rang à ceux de Touest; ils dominent de novembre à février pendant l'hiver. Viennent ensuite par ordre d'importance les vents de sud-ouest qui régnent du mois de mai au mois d'août, pendant Tété. Au printemps ou à la fin de l'été s'établissent parfois des courants du sud. L'hiver de cette région n'ignore pas les vents neigeux du nord ; on les observe surtout dans les stations comme Âgassiz placées au pied des montagnes, assez loin de la côte K
Pluie et neige ' dans la région côtière abritée du large. (les deux rives du détroit de oéoroib.)