B. C. Pilot, 1905, pp
Pris comme base, le carton n* 96 de ÏÂtUu ofCa,^ 1906, a été élargi et amendé.— Lawone abritée dn D. de Géorgie et de TEntr. de Puget est flg. entière aux E. U. dans la pi. I de U. S. Oeol. S. — Water-Sapply a. Irrig., P. n« 111. H. Lahdes. Prêt. B. on the Underg. Wat. of Wath,^ lîH», auquel est empr. la courbe pointillée. — EN P. INÉD.
changeant en pluie tandis qu'elle tombe. Ils surviennent même en janvier, le mois le plus rigoureux; ils pénètrent jusque dans Tintérieur par les déchirures de la Chaîne côtière*.
Les grosses pluies régnent pendant l'automne et l'hiver, de septembre à janvier; elles ont ensuite une autre saison d'avril à juin, avant l'été. Parfois les beaux jours d'automne sont prolongés par l'été indien qui dure jusque vers la Toussaint, semblable à notre été de la Saint-Martin, mais moins inconstant. Cependant la côte du large ne connaît guère de mois sans pluie ^. On a pu dire, comme pour le rivage sud du Chili avec lequel elle a tant d'analogies, qu'il y pleut treize mois par an. La Pérouse, l'un des premiers navigateurs qui explorèrent la côte occidentale de Tîle Vancouver, la déclare presque aussi brumeuse que celle de Terre-Neuve*. En 1905, sur sept créations à l'usage des navigateurs réclamées'par la Chambre de commerce de Victoria, quatre étaient des sirènes ou cloches de brouillard^. Au visiteur qui ne tombe pas sur une belle année et n'a pas la chance de voyager pendant les jours clairs de l'été, le littoral laisse le souvenir de brumes marines dignes de la Bretagne, d'averses de montagnes comparables à celles des Alpes et parfois des versants tropicaux : à peine de temps à autre une éclaircie permet-elle d'apercevoir un instant l'admirable tableau de grandes forêts et de hautes montagnes que présente, par un temps clair, la nature côtière de la Colombie.
D'énormes quantités d'eau s'abattent dans la région exposée sans protection aux vents du large. Le maximum a été recueilli sur la côte occidentale de l'île Vancouver, à Clayoquot, qui reçut, en 1903, 3745 millimètres d'eau : d'après des observations faites de 1901 à 1903, la moyenne annuelle y serait 3650 millimètres de pluie et 300 millimètres de neige. Dans les mêmes parages, le phare de Carmanah reçoit en moyenne 2 735 millimètres de pluie et 469 de neige d'après les observations faites jusqu'en 1901.
Aucune partie de l'île n'est exempte de neige, mais le sud-est s'en trouve assez bien défendu par les montagnes. Par contre la neige tombe en abondance sur les sommets de l'île et s'y maintient toute l'année. Placé au pied de hautes murailles, le petit port d'Alberni, qui occupe le fond du fiord le plus profond de l'île, a reçu, en 1903, 1 381 millimètres de neige pour 1 441 de pluie.