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2. Sur les lacs des Rocheuses, Quart, Journal, Geolog. Soc, y t. VII, 1899, pp. 247-260, avec flg. etcarte (W.-D. Wilgoz). Du même, Camping in the Canadian Aoc/ctes|(ici, p. 71, n. 2).
récepteurs subissent des crues de plusieurs mètres qui noient périodiquement les terres basses des bords et des vallées : c'est d'habitude en juin que l'eau atteint le niveau le plus élevé.
Gomme dans toutes les régions glaciaires, le travail de création des fleuves n'est pas terminé ; des chapelets de lacs s'égrènent encore sur leur cours. Mais le réseau colombien ne présente plus les grandes nappes lacustres qu'on trouve dans le reste du Canada, sauf dans la partie aride de la Prairie.
Si l'on excepte le lac Atlin, dont la superflcie colombienne, moins la pointe septentrionale coupée par la limite du Yukon, mesure 85 000 hectares, soit un tiers en plus que le Léman, le plus grand lac de Colombie reste le Babine avec 79000 hectares : il s'allonge entre deux chaînes du nord au sud sur 250 kilomètres; sa largeur ne dépasse guère 10 kilomètres.
Dans la même bordure nord-ouest du bassin fraserien, le lac Stuart vient au second rang avec 57 074 hectares, à peine moins que le Léman : il s'allonge sur 80 kilomètres; à l'ouest de la bordure, le lac Chilco a 44 417 hectares.
Sur la bordure orientale, le lac Quesnel a 38 072 hectares, les lacs Shuswap et Adams ensemble, 45 397, dont 31 930 pour le premier, 13 467 pour le second. Au sud-est enfin, le lac Kootenay égale le Stuart; puis vient le lac Okanagan avec 34 897 hectares, ensuite les deux lacs Arrow de la Colombia. Sauf Quesnel, ces lacs de l'Est sont très profonds : Dawson a trouvé jusqu'à 275 mètres d'eau dans l' Adams*.
En tout, la Province possède 631615 hectares de lacs seulement sur les 32566 095 du Canada^
Les fleuves Fraser et Columbia.
Soit dans les montagnes, soit à la côte, la « houille blanche », le pouvoir d'eau, comme disent les Canadiens, abonde partout; on l'emploie déjà dans quelques mines ainsi que pour les besoins des villes, et la Colombie, comme Québec et les provinces de l'Est, peut concevoir l'espérance de gagner, par l'emploi des chutes à la production de l'énergie électrique, l'industrie et le supplément de population qu'elle apporte.
Par contre, les cours d'eau ne se prêtent guère aux transports
1. Proc, a. Trans. Roy. Soc, of Ca,<, i890, sect. lY, p. 50. — GeoL Surv. of Ca, Summarj Rep,, i003y A, pp. 45-46.