‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 15 sur 273 · B. C. PUot, 1905, p · texte numérisé non relu

B. C. PUot, 1905, p

2. Le rapport, plus haut indiqué, de G. M. Dawson , 1878-1879, contient, p. 87, un croquis des dépôts houillers du Long Arm e Skidegate. — The An, Rep, Mines B, C. for 1902 contient, p. 48, un croquis de toute la région houillère au nord de la passe Skidegate et, pp. 54-58, un rapport de T. R. Marshall sur les gisements de charbon et de fer de rUe Graham. Le Dép. des mines de la Province annonce pour 1906 une étude détaillée sur Graham avec carte géologique d'après la mission de R. \V. Ells, dont un résumé a paru, pp. 53-55 de Geol. Surv. of Ca. Summary Bep.^ 1905. La Geolog. Map of Graham hlandt au 1 : 63,360 et la carte Graham I, Coal Field au 1 : 253 440 qui doivent accompagner le rapp. fédéral {An. Rep, 190U, B) sont déjà publiées.

G. M. Dawsoa a cru pouvoir établir deux grandes divisions approximativement séparées par la curieuse coupure maritime du Canal et de la lagune Masset.

A Touest de Masset, la surface présenterait des tables de roches éruptives modernes, probablement miocènes.

A Test de Masset, s^étaleraient des sédiments miocènes formant la partie la plus récente peut-être, si Ton excepte les dépôts glaciaires, en tout cas la moins tourmentée de Tarchipel. On y trouve des lignites.

L*archipel paraît être en grande partie recouvert de dépôts glaciaires.

Dans le relief, le trait principal est la présence d'une dorsale de hauteurs orientées comme celle de Vancouver; elle occupe tout le sud et le centre de Tarchipel, c'est-à-dire la partie de Moresby formée de roches anciennes, région à la fois la plus élevée et la plus mince de Tîle. Vers le centre de la longue Moresby se trouve le point culminant qui garde le nom espagnol de Mont San Gristoval : sa hauteur, évaluée à 1 500 mètres par Dawson en 1877, se réduirait à 1 200 ou 1 300 d'après la dernière carte publiée par le service géographique fédéral. A 50 kilomètres dans le nord, la montagne de la Tête Rouge (Red Top Mountain) aurait de 900 à 1 000 mètres. Elle doit son nom à une masse de rochers nus émergeant de la forêt, aspect ordinaire que présentent, vus du large, les hauts sommets de ces lies.

A la terminaison nord des terrains anciens, l'archipel s'élargit et, dans Graham, les hauteurs ne se présentent plus en haute chaîne allongée.

Néanmoins le massif maritime qui commence à l'île Vancouver ne se termine pas avec les terres canadiennes, dans l'archipel de la Reine-Gharlotte. Il se continue sur plus de 500 kilomètres au nord par les îles américaines de l'Alaska *.

A la plus septentrionale de ces îles fait suite un énorme soulè-

1. Sar TAlaska, dont Tétude a été poussée très loin parles Américains, voir : l"* Harriman Alaska Expédition with coopération of Washington Academy of Sciences. Alaska, New- York, 3 V. in-8°, avec cartes et très nombreuses gravures. I Narratwe, Glaciers^ Natives by J. BuRROws, J. MuiB a. G. B. Grinnbll, 1001. II History, Geography, Resources, by W. H. Dall, Chas. Rbelbr, K. GANiiBrr, W. H. Brbwbr, C. H. Mbrriam, G. B. Ghinnbix a. M. L. Washburu, 1901. III Glaciers and Glaciation, by G. K. Gilbert, 1904 (le vol. le plus méthodique). — 2^U,S, Geol. Survey. Prof, Papers n' //5. Alfred H. Brooks, The Geography and Geology of Alaska, with a section on climale by Cleveland Abbb and a Topographie Map and description thereof, by R. U. Goode, Washington, 1906, in-8% avec photogr., cartes et cartons, dont une carte topogr. h. t. de Barnard au 1 : 2, 500 000, avec courbes de n. à 300 m. d'intervalle, cartes des axes de relief, pi. VII, p. 98, des forêts et glaciers, pi. XII,

yement qui se soude au continent, séparant de TOcéan la chaîne jusque-là côtière que je décris dans le chapitre suivant.

La frontière du Canada quitte alors la Chaîne côtière de manière à laisser aux Américains le Canal ou fiord de Lynn qui sépare la Coast Range des massifs maritimes; elle rejoint ceux-ci au mont Fairtoeather, haut de 4 600 mètres : dès lors, elle suit la crête dans la direction nord-ouest jusqu'au mont Saint-Élie (5 495 m.). Naguère on considérait le Saint-Élie comme le plus haut sommet des États- Unis et du Canada. Or on a mesuré à Test de ce massif une montagne qui compte 5 945 mètres et à laquelle on a donné le nom de Logan, créateur de la géologie canadienne. Elle se trouve sur le Territoire du Yukon, appartenant à la Puissance.

La limite entre Colombie et Yukon quitte la crête maritime à la hauteur de la baie de Yakutat, au sud du Saint-Élie, pour suivre le 60^ parallèle dans la direction de Test.

Tout le versant canadien de cette région est une solitude de montagnes, de neiges, de glaciers, de torrents et de forêts, chaos ignoré des Indiens eux-mêmes. La frontière n'y a pas encore été tracée et le pays réserve aux alpinistes et aux géographes de nouvelles découvertes.

p. 38, geolog. pi. XX, p. 202 (esquisse Colombie et Alaska), pi. XXI (Alaska), pi. XXII, p. 204 (geol. glaciaire), (analysé dans Petcrmanns Mittheilungen, janvier 1907, sous le titre : A. RiJHL, UeherhUck ùber die geographischen und geologischen Verhàltnisse Alaskas^ avec carte d*après les précédentes). U. S, GeoL Surv. Bulletins : n? 28U. Bep. on Progress of Investigations of Minerai Besourees of Alaska in 1905^ by Alfred H. Brooks a. others; 7i° 31 ft, td., in 1906; rf 287. The Juneau Gold Belt, Alaska, by Arthur G. Spencer and Charles Will Wright, avec deux cartes h. t. au 1 : 250000, Tune topogr., Tautre géol., montrant la zone minérale au contact des sédiments métamorphisés et des diorites.

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