I. Heeen$emeni du Ca,, 1901, t. II, pp
gouvernement, et une loi spéciale, imitée des États-Unis, le protège contre les imitations, les contrefaçons et le vol.
D'autres round up sont faits encore quand il s'agit de choisir des animaux à Tendre et à expédier. Ce sont toujours des occasions de se Toir, précieuses à des gens qui vivent isolés pendant de longs mois, des prétextes & réjouissances, à chevauchées, à steeple-chase, i courses de taureaux improvisées, enfin de grandes foires animant quelques jours la solitude comme autrefois les réunions des traitants et des Indiens.
Les animaux à vendre sont mis en troupeaux et poussés vers la station la plus voisine du chemin de fer (p. 374).
Autour des mines nouvelles et sur les pistes qui y conduisent, la première utilisation de la terre se fait toujours sous la forme qu'on vient de décrire. Le colon, ou celui à qui ce nom doit être appliqué, faute d'un autre, choisit une bonne place de gazon, ou encore brûle quelques acres de forêt, y bâtit une cabane en bois au bord d'un lac ou dans une vallée, lâche sur le range quelques chevaux et quelques vaches, et s'établit entrepreneur de transports et marchand de laitage ^
Dans les pâtures, les animaux se croisent au hasard, plusieurs s'échappent dans la brousse. Ainsi, depuis l'époque des premiers traitants, la Province s'est couverte d'animaux bâtards, comme le cayouse ou poney indien, qui ne laissent pas de gêner les éleveurs modernes. On se plaint particulièrement des cayouses marrons qui courent en bandes sur les chemins des placers, entre le coude du Fraser et la région de Quesnel : ils couvrent les juments de sang achetées â grands frais et empêchent de créer et de maintenir une race pure*. Aussi leur donne-t-on la chasse. Une loi spéciale pour l'extermination des chevaux sauvages permet à chacun de tuer les bêtes sans marque, â condition d'avoir fait d'abord tout pour les prendre vivantes, de porter un permis spécial et d'adresser un rapport au fonctionnaire le moins éloigné.
Pour les mêmes raisons, les colons se plaignent des taureaux de brousse {scrub bulls), qui appartiennent aux Indiens et aux petits rangers blancs*.
Une loi limite les parcours des animaux en liberté pour éviter les croisements entre octobre et juillet, c'est-à-dire dans la saison d'hiver où les animaux sont concentrés pour l'hivernage et dans la période des amours. Les barrières de bois et de fil de fer par quoi se couvrent
1. Yearbook of B. C, 1903, p. 28. — Àgrîcultare in B, C, 1904, p. 31.