B. c. Crown Lands Sarveys, 1901, pp
2. An, Rep. Indian Affaire, idOU-S, pp. 234-230, et H* part., p. 09.
3. Bep, of tke Spécial Committée of the H, oj Gommons^ 1857, dans !•' Beeensemeni du Ca,, 1870-71, t. IV, pp. Lxxvm-Lxxix.
houillers dans Ttle du Cormoran. Lie petit village de la baie de TAlerte est la principale escale des bateaux entre le détroit de Johnstone et la côte nord-ouest du continent. Plus loin on passe Ftlo Haddington avec ses carrières, puis la grande île Malcolm relativement plate comme la pointe septentrionale de Vancouver : c*est là que cesse le sapin de Douglas sur la côte ouest.
En 1892, le gouvernement à fait étendre jusqu'à Rupert et Malcolm le cadastrage de la pointe nord. En 1901, il a établi dans rtle Malcolm un petit groupe de Finlandais qui ont commencé à défricher et qui essayent d'établir une laiterie coopérative '.
Entamée depuis près de soixante-dix ans aux deux extrémités sudest et nord-ouest, la colonisation n'a pas réussi à Rupert aussi bien qu'à Victoria. Aujourd'hui, comme au temps de la Compagnie, la côte nord-est demeure isolée et se rattache à la vie du continent plutôt qu'à celle du reste de l'ile.
Il' Archipel de la Reine Charlotte.
Les Haîda indigènes de la Reine Charlotte vivent surtout de poche et habitent exclusivement la côte. Leurs maisons de bois à poteaux sculptés et peints se groupent en gros villages, en tout 9, placés chacun dans un endroit abrité. Le principal, peuplé de 360 Indiens, occupe l'entrée du Canal Masset, deux autresi, avec 200 à 250 habitants chacun, les issues de la passe Skidegate à l'ouest et à l'est.
En 1841 on évaluait le nombre des maisons de l'archipel à 541, celui des Haîda à 8 328. En 1878, G. M. Dawson estimait que les indigènes n'étaient que 1700 à 2 000 '. Ces chiffres sont très approximatifs. En 1905, on n'en comptait guère plus de 1 400 à 1 500 dont 182 « païens » seulement'.
Les blancs, en nombre insignifiant, se trouvent de passage, sauf les missionnaires et quelques commis de négociants. Dans les moments de prospection, les tentes ou les baraques d'un camp minier se dressent pour un instant sous les forêts de l'intérieur.
Jusqu'à présent les centres restent les villages indigènes : c^est vers eux que les Européens vont pour trouver des vivres et des auxiliaires. Celui de l'entrée orientale de Skidegate est comme la capitale de l'tle et le point de départ vers les houillères. Une fois par mois, il reçoit la visite du vapeur qui fait le service entre Van-
1. B. C. Crown Lands Sarvey$, 1903, pp. 27-29. — Agriculture in B, C„ 1904, pp. 113-114.