‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 200 sur 273 · An. Rep. Indian Affaire, i90U"5, II* partie, p · texte numérisé non relu

An. Rep. Indian Affaire, i90U"5, II* partie, p

3iO LA GOLOMBIB BRITANNIQUE

couver City et les stations du nord. Les autres ne peuvent être atteints qu*aYec des sloops ou des canots à voiles frétés sur place.

Après sa découverte, Tarchipel de la Reine Charlotte ne reçut d*abord que les acheteurs de fourrures de la Compagnie. Puis on y signala la présence de Tor pour la première fois en Colombie et pendant quelques mois les chercheurs s*y précipitèrent (p. 143). Bien qu*ils y aient trouvé de grosses déceptions, les placers n*ont jamais été complètement abandonnés; les concessionnaires actuels font encore de temps à autre des recherches sur la côte ouest de Ttle Moresby, surtout aux environs de Gold Gâte et de Gold Harbour, lieu des premières découvertes, mais il n*y a pas d'exploitation régulière.

On peut en dire autant des gisements de cuivre reconnus en quelques points de Ttle sud : un essai assez favorable du minerai à Tusine de fusion de Tacoma est tout ce que Ton signale.

Toutes ces propriétés et concessions minières sont prises par jeu, gardées x)ar spéculation ou cédées par dépit.

Une compagnie houillère prit les dépôts de Ttle Graham, sur la rive nord de la passe de Skidegate, installa un camp de mineurs dans la forêt et fît extraire le combustible de 1868 à 1872 : mais comme on ne pouvait suivre la veine coupée par des foilles, le travail cessa.

Depuis cette époque, la concession a passé par plusieurs mains, mais Texploitation n*est pas devenue régulière. Une enquête officielle faite sur place à la fin de 1902 nous en donne les raisons. Les gisements, au milieu des hauteurs crétacées couvertes de forêts, sont difficiles à atteindre bien qu'à vol d*oiseau très rapprochés de la passe Skidegate : de là, il faut remonter un petit cours d*eau en canot, puis prendre une piste dans les hauteurs boisées. Il est presque aussi pratique de faire le tour de Ttle par Test au moyen d*un sloop loué sur place, de pénétrer en canot indien dans la lagune Masset et de remonter ensuite avec l'esquif du plus petit modèle la rivière Yakoun qui vient du sud et dont la source se trouve dans la région minière. Chacun de ces voyages est une expédition qui ne peut se faire qu'en été et qui demande des rameurs, des porteurs et des guides indiens.

L'enquêteur considère une voie ferrée des gisements à la côte comme absolument nécessaire si l'on veut exploiter les mines; il conseille de la faire aboutir au fond du golfe de Uennell, sur la côte occidentale; elle comprendrait un tronc d'une quarantaine de kilo-

1. An. Bep. Mines, B, C. for i902, pp. 48-58; for 19(Ht, p. 101 ; for 1906, p. 81.

LES ILES 3il

mètres, avec plusieurs branches pour desservir les diverses concessions.

Bien n*a été entrepris jusqu*à présent. Le rapport du Ministre des mines de Colombie dit qu*en 1905 le Service géologique fédéral a de nouveau fait explorer les houillères de Graham et que de nouvelles concessions ont été demandées, mais il constate une fois de plus Tabsence d'exploitation \

La houille a valu à Tarchipel plusieurs explorations, un arpentage sommaire du sud de Ttle de Graham et la division de cette île en une dizaine de townships ou cantons alignés de la passe Skidegate à la lagune Masset. Mais ces townships attendent toujours qu'on les défriche et qu'on y élève autre chose que des camps.

1. Oeol. San), of Ca. An. Bep.^ 1878-79, B, p. 87 avec croquis (6.- M. Dawson).

2. An, Rep. Mines, B. C. for i902, pp. 54-58, avec croquis des gisements ; for 1905^ p. 20. — Notes bibliogr. de la p. 27.

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