‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 30 sur 273 · Voir la note bibllogr. de la p · texte numérisé non relu

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blanchissant à Tair; ce ruban s'allonge d*ouest en est sur 4 à S kilomètres avec 1 500 mètres de large.

Tout autour, s'étend une ceinture de porpbyrite à pftte noire avec gros cristaux verts; une partie a pris la forme de schistes siliceux dont Taspect rappelle le grès. L'affleurement présente une surface bosselée où Téminence principale est la Montagne Rouge qui doit son nom à la teinte rousse que l'oxydation donne à la partie des roches volcaniques attaquées par l'air. Les principaux gisements minéraux, sulfures de cuivre, de fer, d'or et d'argent, se trouvent au contact des diabases et des porphyrites^

A l'extérieur de la ceinture, des tufs et des schistes comme ceux qui forment le sommet de la Montagne Rouge, des boues de calcaire paraissent devoir être attribuées à l'action volcanique.

Enfin des dykes de porphyre, tantôt quartzeux, tantôt basiques, coupent les roches précédentes.

Dans toute la région sud des monts Selkirk et de la Chaîne de l'Or, la richesse minérale est grande et infiniment variée. L'or se rencontre dans les veines de quartz. Mais, comme dans les îles et sur la côte, les gisements les plus riches se trouvent au contact des sédiments métamorphisés et des roches éruptives, surtout des porphyres appartenant à la dernière série par ordre de date. Us consistent en filons ou dépôts complexes : la galène, sulfure de plomb et d'ai'gent, en est la dominante, le second rang appartient au fer oxydulé ou magnétite tantôt en veines, révélées par un <i chapeau de fer », tantôt en concrétions spéculaires. La blende ou sulfure de zinc, les sulfures de cuivre et d'or sous forme de pyrrhotines, chalcopyrites, apparaissent à côté des précédents minerais, souvent mélangés à eux. C'est aux sulfures de métaux précieux qu'est due la prospection, puis l'exploitation du sud intérieur : s'ils ne les contenaient en proportion marchande, les autres filons seraient encore en sommeil comme dans la région côtière.

Actuellement toute une série de zones minérales allongées du sudouest au nord-est a été reconnue depuis le versant intérieur de la Chaîne côtière (p. 35) jusqu'à la pente orientale des Selkirk; elle se distribue ainsi sur les deux flancs du butoir archéen.

Ces zones minérales se continuent parfois dans les États-Unis . Au nord elles paraissent cesser où manquent les roches éruptives anciennes, mais, en l'état actuel, on ne peut tracer leurs limites de ce côté.

1. Annales des mineSf 1900^ t XVII, p. 275 (Jobdan). — Geol. Surv. of Ca. Preliminary Rep. on the Rossland, B, C. Mining District, by R. W. Brock, 1906, pp. 9, 14-16; Notices et coupes de la carte Part of Trail Creek M. D, 1897 (p. 49, note 1).

La Ghatne de TOr, avant-mont des Selkirk qui rétrécit singulièrement la partie méridionale du plateau canadien, paratt commencer au nord de la frontière, immédiatement après la dépression que marque la basse vallée de la rivière du Chaudron {Kettle River) ^ qui coupe plusieurs fois le 49* parallèle avant de se jeter dans le fleuve Columbia. Dans cette région, la Chaîne de TOr est formée surtout d'une partie de ces masses éruptives granitoïdes qui occupent une place si étendue sur le plateau, entre les parallèles 49 et 50 : ce n'est pas la première de ces masses en partant de la Chaîne maritime, mais c'est la première qui appartienne à un soulèvement puissant et bien défini : elle enveloppe complètement les ravins de la haute Kettle et de ses affluents, elle les sépare à l'ouest du lac Okanagan. Ces vallées n'ont de débouché qu'au sud, dans le sens de la pente, car les contreforts qui les divisent, les murailles d'où s'échappent leurs sources, sont également infranchissables.

A l'est, la pente de la Chaîne de l'Or serre de près les deux lacs La Flèche {Lakes Arrow)^ expansions du fleuve Columbia.

Dans la partie voisine de la frontière se trouvent les zones minérales de la crique frontière (Boundary Creek) sur la Kettle et ses affluents, puis de la crique du Sentier [Trail Creek) sur la rive droite de la basse Columbia. Le cuivre y domine, associé aux métaux précieux. Mines et fours de fusion se trouvent dans une région confuse de montagnes presque toutes égales en altitude, qui semblent les ruines d'un plateau*.

Ensuite la Chaîne prend la forme d'une arête qui se dirige du sud au nord ; son altitude est de 1 500 à 2 300 mètres, aucun sentier tracé n'en franchit la cr^te.

Au nord du 60' parallèle, les roches éruptives anciennes font place aux terrains archéens ; la direction reste sud-nord et la Chaîne sépare les versants de la Columbia à l'est, du Fraser à Touest : elle s'amincit, sans perdre de sa hauteur. Sur la pente occidentale, la vallée assez large de la rivière Spallumcheen, sous-affluent du Fraser, ouvre un passage jusqu'au pied de la muraille centrale ; un sentier l'emprunte, première voie permanente depuis la basse Kettle, s^élève entre les cimes, et par la vallée du Feu [Pire Valley) descend à Killarney dans la vallée de la Columbia sur le lac Arrow inférieur.

Au nord, la muraille n'est plus entamée par l'homme avant la Passe de l'Aigle, qu'emprunte le chemin de fer Canadien-Pacifique. Là une fente étroite qui ne dépasse guère 1 500 mètres dans sa plus

1. P. 49, n. 1. — GeoL Surv. of Ca. Sammary Rep,, 1900, A, pp. 64-65 ; 1902, A, pp. 93-94, 144.

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Selkirk, Taspect général des massifs est celui de sierras aux crêtes dentelées et striées de neiges.

Pyramides ou « cathédrales » découpées dans les schistes, dômes arrondis de granit, les sommets de 2500 à 3 200 mètres, qui dressent leur tête au-dessus du vêtement de forêts, présentent les formes les plus variées.

Comme pour la Chaîne de TOr, c*est le versant oriental qui offre la pente la plus brusque. Sans manquer au reste des monts Selkirk, les abîmes, les falaises abruptes se multiplient tout particulièrement sur la face qui fait pendant aux Rocheuses. De vertigineux ravins en y s'y terminent par des cirques grandioses.

Dans toute la chaîne, les gouffres, les cassures sourcilleuses bordées par des talus et des cônes d*éboulis qu'accroissent sans cesse les avalanches de neiges et de pierres, caractérisent les régions schisteuses et accusent très souvent les lignes où se heurtent deux terrains différents.

Bien que le grand losange des Selkirk, derrière ses fossés presque continus, offre une apparence d'unité, la variété des formations et les soulèvements successifs qui les ont fait jouer ont fragmenté la partie la plus épaisse, celle qui s'étend entre la basse Columbia et le lac Kootenay '. Le plus méridional des massif s ainsi formés s'épanouit jusqu'à la coupure transversale est-ouest par où la rivière Kootenay descend du lac Kootenay à la Columbia. Granit et autres roches éruptives anciennes n'y manquent point, mais le gros est formé de schistes primaires qui, au sommet des plis, se découpent en crêtes. Là se trouve la zone métallifère de Nelson avec des minerais de cuivre associé aux métaux précieux comme dans celles de Boundary et de Trail, au sud de la Chaîne de l'Or (pp. 348-368).

C'est entre les schistes au sud, les granits au nord, que s'est ouverte en partie la fracture par où s'échappe la rivière Kootenay ; sur chacun de ses bords s'élèvent des montagnes qui dépassent 2 000 mètres ; les plus hautes se trouvent au nord où l'on voit des crêtes nues déchirées, tourmentées, dépassant la limite supérieure des forêts qui court vers 2 300 mètres*.

Entre le lac Slocan et le lac Arrow inférieur, les crêtes granitiques du Walhalla et de la Walkyrie élèvent à 2 700 mètres leurs pics striés de neiges et de glaciers.

Entre le lac Slocan et le lac Kootenay s'étend une zone de schistes

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