Yearbook of B. C, 1903, p
2. Geol, Surv. of Ca. An. Rep., 1886, B, p. 107. — Magouk, I, p. 461.
plus nombreux que daas )e reste de la proviace ; les plantes aquatiques, les grandes fougères, la massue du diable {Fatsia hcrrida ou Panax)y caractéristique de la zone forestière humide*, proche parente de r>l raZia japonaise aux larges feuilles glauques, le Salai {Gaultheria shallon), sorte de bruyère répandue sur de laides espaces, les mousses, les lichens couvrent terre, pierres, bois mort et mettent dans toute l'étendue du sous-bois la gamme complète des verts.
En avril et en mai, les fleurs ajoutent à la richesse des tons; on trouve le long des côtes sud-ouest, principalement aux environs de Victoria, de belles orchidées comme les Galypso, une grande variété de liliacées, lis, fritillaires, tulipes, scilles, apparentées à celles de la Californie septentrionale et de TOregon. Jusqu'à la même latitude, des espèces polaires apparentées principalement à la flore d'Alaska se propagent sur les sommets élevés des montagnes, soit sur le continent, soit dans les tles ^. Ainsi, avec ces deux étages séparés par la très large zone des forêts, la région de Victoria et de Vancouver concentre en un microcosme régional des représentants de toutes les flores du Nord-Ouest américain.
Bien qu'elle forme surtout la partie la plus humide et la plus dense de la forêt côtière, la forêt de l'tle Vancouver n'en présente pas moins quelques caractères particuliers. D'abord la difl*érenee se marque nettement entre la côte intérieure, boisée jusqu'aux flots, sauf dans les parties défrichées, et la côte du large où la v^étation s'arrête sur des rochers escarpés battus par la houle de l'Océan.
A la côte occidentale, le sapin de I>ouglas ne s'approche pas autant de la mer que sur l'autre; enfln on ne le rencontre plus au nord d'une ligne unissant le ûord de Quatsino à la baie de l'Alerte sur la côte oord-est. Sa limite septentrionale est donc trois degrés et demi plus au sud que sur la côte ferme. A partir de la zone où il se fait rare, d'autres conifères plus résistants soit au froid, soit à l'humidité, donnent à la forêt son caractère.
Ainsi le cyprès ou cèdre jaune, arbre des montagnes, apparaît audessus de 1 280 mètres sur les pentes du m^nt Benson dominant Nanaimo, port de l'Ile Vancouver sur le détroit ou mer intérieure de Géorgie ; quand on va vers le nord, on le trouve à des altitudes de moins en moins élevées : à la pointe il vient tout près de la côte*. La pruche de Mertens ou hemlock de VOuesty qui ne craint point
1. Macoun, 1, pp. 189 et 537. — Geol. Surv. of Ca. An, Rep., 1887-88, B, pp. 2 et 214.