‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 82 sur 273 · Geol Sun), of Ca. An, Rep,, 1887-88, B, p · texte numérisé non relu

Geol Sun), of Ca. An, Rep,, 1887-88, B, p

on a franchi la ligne de partage et qu'on arrive aux eaux qui se déversent dans l'Océan arctique (p. 75).

Les montagnes entre Fraser et fleuves du nord et la ceinture plus épaisse de forêts qui les couvre paraissent former la limite méridionale d'un cervidé, l'élan, original des Français, moose des Anglais, que l'on reconnaît à ses bois palmés (gravure p. 130, pi. lY, 4).

Dans la région septentrionale des déserts, se rencontrent les animaux à fourrure des régions boréales : ainsi les renards, rares dans le reste de la Province, s'y montrent fort nombreux et tous y appartiennent aux variétés boréales.

lies forêts des montagnes.

Quand on s'approche de la Chaîne de l'Or, on voit, à côté du sapin de Douglas toujours présent, reparaître les deux autres grands conifères de la Ghaine côtière. En effet le cèdre [Thuya gigantea) et la pruche {Tsuga Mertensiana) couvrent les pentes des Selkirk jusqu'aux environs du 55* parallèle ; c'est leur dernier habitat dans la direction de l'est*.

De nouveau les taillis sont dominés par les colonnes élancées des hemlocks à silhouette dentelée, qui donnent au paysage de Selkirk son aspect propre et l'allure des forêts évoque le souvenir de celles de la c6te, bien que les sapins aient un diamètre plus restreint et soient d'une quinzaine de mètres moins hauts (gravures pp. 266, pi. XII, 1, et 340, pi. XV, 2).

Leur taille est égalée par celle du Picea Engebnanni, que l'on rencontre déjà lui aussi dans les zones précédentes et qui forme dans les Selkirk de grandes futaies avec des colonnes de 45 mètres. C'est Tun des arbres caractéristiques des Selkirk et des Rocheuses occidentales*. Ses longs fûts ont fourni des poutres, des traverses, des pilotis pour les ponts du Canadien Pacifique. Le picéa d'Engelmann s'exploite facilement parce qu'il croît dès le bas des pentes, immédiatement au-dessus des arbres à feuilles caduques et des buissons qui couvrent le fond des vallées ; il s'élève sur le flanc des montagnes jusqu*i 1800 mètres.

Plus haut domine la pruche associée d'abord avec un conifère de mi-hautaur qu'on rencontre aussi sur la côte, le pin blanc de l'ouest {Pinus monticola); ce pin reparaît pour la dernière fois dans les Selkirk. Enfin, à la frange supérieure des forêts se représente un

1. MACom, daas Htmdbook of Cki.^ p. 202. — Id., Notes on the Nataral History of the Selkirk and adjacent MountainSf ÂppendixB, de A.-0. Woeelbr, The Selkirk Range t. I»pp. 399-404.

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