A.-O. Whulir, I, p
autre arbre des sommets côtiers, le hemlock des montagnes {Tsuga PaUoniana)y qui s'élève jusqu'au voisinage des glaciers.
Dans la partie sud-ouest des massifs vient finir le mélèze occidental {Larix occidentalis), bel arbre des États-Unis qui ne dépasse guère au nord le coude de la Columbia. Sa haute taille, ses aiguilles vert tendre durant Tété, ses rameaux sans feuilles Thiver, donnent des lignes et un ton très particuliers à la partie de forêt montagneuse dans laquelle le mélèze s'associe aux autres conifères.
De la frontière au sommet du coude de la Columbia, les forêts et les arbres isolés montent jusque entre 2200 et 2300 mètres*. Plus haut on rencontre des plantes boréales analogues à celles des déserts glacés de TÂlaska, et d'autres qui rappellent beaucoup plus la flore des sommets côtiers que celle des Rocheuses*.
Grâce aux pluies, aux neiges, aux sources qui s'échappent des glaciers, à la nature imperméable du sol, le sous-bois des Selkirk est, sur le versant occidental, presque aussi garni, aussi dru, aussi vert que celui de la Chaîne côtière. La Fatsia horrida y reparaît avec ses larges feuilles et ses épines, le chou-putois y répand son odeur fétide, les Pleris, Osmundiay Polypodium et d'autres grandes et belles fougères y trouvent leur dernier gîte oriental dans la Province ; mousses, lichens cachent bois mort, rochers, terre végétale, empêchant la prospection. Dans les hautes vallées envahies par la futaie et les taillis, le voyageur a peine à pousser son cheval et ne trouve pas d'herbes pour le nourrir*. Un explorateur contemporain a dit que la règle d'or à observer dans les Selkirk se formule ainsi : c Tenez-vous au-dessus de la ligne des forêts ». Dans les parties découvertes s'étalent les bruyères colombiennes {BryanthuSy Cassiope) aux clochettes pourpres ou blanches, où l'un des premiers explorateurs. Sir George Simpson, crut retrouver la vraie bruyère écossaise, les myrtilles, une belle liliacée, VErythronium aux grandes fleurs violettes, des orchidées comme la fleur-mocassin, des violettes, des légumineuses, des primevères, des renonculacées comme l'anémone des Alpes {Anémone occidentalis), des saxifrages, des composées montagnardes. Asters, Arnicas, Antennaria, qui rappellent l'edelweiss *.
1. Geol. Surv. of Ca. An, Bep,, 1888-89^ B, p. 24 (région entre lacs Rootenay et Slocan). — An. Hep. Mines, B, C, for 1905, p. 111 (Troul Lake), /or i90ôy pp. 149-150 (Coude de la Columbia).