Uacouit, dans Handbook of Ca., p
LA. COLOMBIB BRITAlimQUB. 9
Belt comprend 44,7 p. 100 de sapins de Douglas, 34,2 p. 100 de pins noirs ou pins de Murray, le c cyprès » mince et long de la Prairie, 11,4 p. 100 de picéa d'Engelmann, 8,2 p. 100 de pins des Rocheuses (Pinus flexilis), 1,4 p. 100 de baumiers des montagnes (Abies subalpina)y 0,07 p. 100 seulement de pins jaunes [Pinus ponderosa)y arbre de la zone sèche intérieure ^
Le Pinus flexilis croît auprès des sources, tandis que Tépinette arctique occupe la largeur des vallées ; à leurs aiguilles sombres se mélange le vert tendre des feuillages saisonniers.
Au-dessus des creux, les pentes d'éboulis se parsèment de pins noirs secs et maigres.
A 1 500 mètres d'altitude commence la zone des beaux sapins, où règne le Douglas déjà représenté dans les étages inférieurs.
Entre 2100 mètres et 2300 mètres, la limite supérieure des arbres est tracée par une ligne de pins à écorce argentée et de mélèzes des montagnes, très reconnaissable en automne, quand jaunissent les aiguilles du mélèze. Là aussi, le sapin baumier des montagnes {Abies subalpina) balance au vent les élégants cônes pourpres qui renferment ses graines.
Les limites d'altitude que donne Macoun pour la partie des Rocheuses entre les parallèles 49 et 53 sont à peu près celles que Plummer indique pour la chaîne des Cascades en Washington, à peu près du 47'' au 48* parallèle, et qui s'abaissent notablement dans la Chaîne côtière colombienne au nord du 49* parallèle. Si Macoun n'a point exagéré pour les Rocheuses, il semblerait que dans ces montagnes les diverses zones forestières s'élèvent notablement plus haut que dans les massifs plus humides de l'ouest ^
Au point où elles s'arrêtent, la flore herbacée et cryptogamique des « chaumes » compte plusieurs espèces boréales qui se propagent depuis l'extrême nord sur la ligne continue des sommets de la plaine. Semblables, sauf une ou deux exceptions, à celles de la zone continentale intérieure à l'est du fleuve Mackenzie*, elles forment une troisième bande fort difl<érente pour le botaniste des bandes boréales qu'on rencontre au même étage dans les Selkirk et sur la Chaîne côtière (pp. 1 18 et 128). Les plantes herbacées des vallées et du plateau disparaissent à partir de 1800 mètres. Jusqu'entre 2300 et 2750, monte une flore tout à fait semblable à celle des Barren Grounds,
1. U. s, GeoU Surv. Profess, Pap,, n* 30. Lbibbro, Forest Conditions in the Lille Belt Mouri' Uùn Forest Réservation^ Montana, 1904, p. 16.
2. Macoun, dans Handbook of Ca., p. 02. — Plummbr, ouvr, citét p. 13. Comparer notamment les limites du Larix Lyalli, arbre régional.