‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 84 sur 273 · Macoun, dans Handbook of Ca,, p · texte numérisé non relu

Macoun, dans Handbook of Ca,, p

3. An. Rep, Mines, B. C, for 1903, p. 111 (Trout Lake). — A.-O. Whbblir, The Selkirk Bange, t. I p. 167 et p. 275 (Versant ouest au voisinage de la ligne ferrée). — W. D. Witcoz, The Bockies of Canada, p. 280.

i. Whbblbr, onvr. cit., pp. 132, 211, 234.

On a VU que la grande vallée Golumbia-Eootenay laisse pénétrer une pointe de zone sèche entre les SelkJrk et les Rocheuses. Le Pin jaune {Pinus Ponderosa), arbre caractéristique des hautes terres arides, reparaît dans la vallée, le sapin de Douglas s*y maintient ; Tas* pect général est celui de parc avec arbres isolés ou semés en bouquets lâches sur un tapis d'herbes sauvages, de gazon en touffes, de plantes à fleurs ; chaparral et cactus viennent finir dans les hautes plaines du Tabac que coupe la frontière, tandis que les buissons de sauges {Artemisia) remontent vers le nord. De fortes rivières formées par les neiges et les glaces des deux chaînes trouvent dans la vallée rhabituelle galerie de bois blanc à feuilles caduques.

Beaucoup plus étroite que la zone aride des plateaux, cette bande sèche est aussi moins longue vers le nord. Entre les parallèles 5i et 52, elle est mangée par la forêt des Seikirk à Touest, la forêt des Rocheuses à Test, que rejoint bientôt, vers le 53* parallèle, la forêt arctique arrivant du nord.

Dans les Rocheuses comme dans les précédentes montagnes, la végétation apparaît plus fournie et plus belle sur le versant occidental ; mais partout la forêt se montre moins fourrée et moins haute que celle des Seikirk ; les fleurs de montagne sont à peu près les mêmes, mais on ne trouve plus les magnifiques sous-bois des régions mieux arrosées'.

Après qu'on a franchi le fleuve Golumbia, le Tsuga Mertensiana disparaît, le Thuya giganteOy cèdre sur la côte, se réduit à un arbuste nain qui prolonge péniblement son existence sur le versant occidental des Rocheuses et meurt à la ligne de partage.

Dans le sud entre le 49* et le 53* parallèle, les conifères qu'on a déjà vu dans les Seikirk, et l'épinette de la forêt arctique, qui tient souvent dans les Rocheuses plus de place que les précédents, occupent 90 p. 100 de la forêt; le reste appartient à deux conifères de haute altitude, le mélèze des montagnes {Lartx Lyalli) et le pin à écorce argentée {Pinus albicaulis), qu'on a déjà rencontré dans les zones occidentales, enfin à des arbres de vallées, le pin des Rocheuses {Pinus flexilis), et les taillis à feuilles caduques*.

Si l'on compare à la forêt des Rocheuses méridionales canadiennes celle du LiUle Belty deux degrés au sud de la frontière internationale, sur le versant oriental des montagnes, on s'aperçoit que l'épinette arctique ne descend pas jusqu'à cette latitude. La forêt du Little

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