‹ La Colombie ÉconomiqueChapitre 116 sur 174 · Reclus, Géographie, op. cit · texte numérisé non relu

Reclus, Géographie, op. cit

manque de savoir commercer. Savoir commercer, c’est-à-dire, tirer parti de toutes les ressources qu'offre une région en appliquant à ce but les efforts continus de l'intelligence et de la volonté, sans négligence et en dehors’ de la routine, avec l'unique appui de l'initiative personnelle, secondée par une Connaissance approfondie du centre des opérations, tel est en peu de mots le secret de la méthode que nous préconisonst... » Le Colombien sait assez bien commercer : en outre, d’une façon générale, il est honnête et aimable. Malheureusement, dans ces dernières années, la situation anormale du change à empêché bien des commerçants de tenir leurs engagements : ou ils n'ont pas pu vendre leurs marchandises importées d'Europe, le prix de vente devenant inabordable pour l’acheteur, ou les ayant vendus à un change modéré, ils se sont trouvés, au moment (le régler leurs fournisseurs, en présence d’une hausse du change qui les a ruinés. Depuis quelque temps? le change est stable à 10.000 pour 100 : le vendeur sait donc d'avance le prix auquel il devra mettre sa marchandise, Pour réaliser un bénéfice et dans quelle condition il devra régler ses fournisseurs. L'aléa étant à Peu près disparu, le commerce redevient possible.

Le commerce de la Colombie a lieu principalement entre les départements et avec les Pays voisins, mais

1. Henri Avenel, L'Amérique latine. Paris 1892. 2. Voir infra.

elle est aussi en affaires suivies d'exportation et d'importation avec l'Europe (Angleterre, Allemagne, France, Espagne, Belgique), avec les États-Unis et les Antilles.

Il est intéressant de comparer à cent ans de distance les exportations de la Colombie. Voici quelles étaient avant 1810, c’est-à-dire avant le commencement de la lutte pour l'Indépendance, les exportations de la Nou-

velle-Grenade! :

Piastres.

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