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pleine prospérité. Neiva entretient d'importantes relations commerciales ave: l'étranger et avec les départements voisins, grâce à sa situation sur la route de Bogotä à Popayän, et aux vapeurs et embarcations qui, naviguant dans le Haut-Magdalena, remontent jusqu’à son port.
DÉPARTEMENT Du MAGDALENA. — C'est l'élevage du bétail qui constitue la principale richesse de ce département. Néanmoins l’agriculture et le commerce y tiennent aussi un bon rang et il y a quelques manufactures. Parmi celles-ci il convient de citer les fabriques de chapeaux de paille, de serviettes, de conserves, de liqueurs, d'objets d’écaille, de fibre d’agave et de bois.
Le trafic commercial entre Barranquilla, Pueblovieo et la Ciénaga est très important, et le commerce du département de Magdalena avec l'étranger et les Antilles est considérable. Il exporte toutes sortes de produits, notamment du café, des bananes, des perles, de la houille, des cuirs, du dividivi, de l’écaille, du corozo, des résines, du caoutchouc, des noix de coco et des troupeaux.
Parmi les villes intéressantes à signaler, il y en a deux principales : Santa Marta, capitale du département, une des plus grandes baies de l'Atlantique et une des villes les plus fameuses avant l’Émancipation. — Son commerce va se développer de jour en Jour, grâce au chemin de fer qui la mettra en communication avec le rio
Magdalena et qui est déjà complètement terminé jusqu'à
Aracataca ; — et Rio Hacha, capitale de la province de Padilla, port très important par son commerce actif avec l'étranger. Il s’y fait, avec les Indiens, un gros trafic de corozo, caoutchouc, dividivi et autres produits à destination de l’Europe. |
DÉPARTEMENT DE NariNo.— Parmi les manufactures du Nariño, la fabrique de chapeaux en paille de foquilla* mérite une mention spéciale. Elle constitue le plus beau joyau du commerce du département, et c’est par le produit de cet article de valeur que le Nariño paye la plus grande partie de ses importations. À la confection des chapeaux sont occupées des populations entières et même des provinces, comme celles de Guanambu et La Cruz del Mayo, qui, par contre, ont délaissé l’agriculture, base positive de leur prospérité.
Les fabriques, et spécialement celles d’ébénisterie, de sellerie et de cordonnerie, ont pris un grand développement. Il est à remarquer qu’à l'exposition industrielle de Quito, à laquelle prirent part différentes nations, les deux tiers des premiers prix ont été décernés à des exposants du Nariño.
Le développement des industries textiles n’est pas encore au point dans ce département; cependant, la plupart des indigènes qui habitent les savanes de
Tüquerres et Obando, font des tissus de laine avec les-