Nous en reparlerons plus loin dans un chapitre spécial
remontent jusqu'à Quibdé et la mettent ainsi en relations commerciales avec Cartagena et les autres villes de la côte.
Tels sont les principaux centres commerciaux et industriels de Colombie. Nous dirons maintenant quelques mots, avant de terminer ce chapitre, des ports maritimes, des lignes de navigation qui les desservent et des services postaux et télégraphiques.
Ports maritimes sur l’Atlantique. — Les ports maritimes qui servent au commerce et où se trouvent des douanes ! sont :
Sabanilla et Puerto Colombia?. 11 n'y a pas très longtemps que Sabanilla n’est plus le grand port de la Colombie sur l'Atlantique. Il y a quelques années, on a jugé que Puerto Colombia, tout proche et un peu à l'Ouest de Sabanilla, conviendrait mieux aux transatlantiques. Des travaux très importants ont été exécutés dans ce nouveau port, et c’est lui maintenant qui abrite les navires de haute mer. C’est la Compagnie du : chemin de fer de Barranquilla qui a fait construire Puerto Colombia en 1893; les navigateurs, en raison de ses qualités d'exécution et de ses larges dimensions, le regardent comme le meilleur en son genre, de toute
l'Amérique du Sud : c’est bien à lui que Barranquilla
1. Les Colombiens désignent sous le nom d’habilitados les ports de commerce accompagnés de douanes.
2. Nous ne suivons pas la côte du Nord au Sud, mais l’ordre d’im- portance des ports.
doit une bonne part de sa prospérité. Construit par l'ingénieur Francisco J. Cisneros, il mesure 5.000 pieds de longueur, ce qui permet le déchargement simultané de quatre steamers, et a coûté un million et demi de francs".
Pendant l’année 1906, 326 steamers ont pénétré à Puerto Colombia, représentant ensemble un tonnage de 691.004 tonnes, en augmentation de 150.677 tonnes sur 1905. Voici comment a été réparti le tonnage
d’après la nationalité des navires
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De France, il n’est pas question, et pourtant la Compagnie Générale Transatlantique touche à Puerto Colombia; c’est là une omission des plus regret-
tables.
D'accord avec les dispositions de la loi 77 de 1912,
le ministre des Finances s’est occupé activement de’
1. Ces renseignements sont donnés par M. Jalhay, op. cit. Nous avons entendu dire que la jetée de Puerto Colombia n'était que de 4.052 pieds. La différence entre les deux chiffres, qui paraît assez forte, n'est peut-être qu'apparente; elle peut provenir seulement des dimensions attribuées de part et d'autre au pied. Le pied colombien mesure 27,8 centimètres. D'ailleurs le même auteur, dans le même ouvrage, attribue à la jetée de Puerto Colombia une longueur de 1.229 mètres et une profondeur de 72 mètres à la tête, au lieu de 1.390 mètres que donneraient les 5.000 pieds ci-dessus.