Diario oficial, 23 novembre
3. Reclus, op. cit. Nous ne voyons pas sur quelle base il convertit les piastres en francs. Il s’agit sans doute de piastres-papier évaluées au change de l’époque.
1907 kilos 2.132.266 8 874.535, 63 à l'exportation. — — 4.046.345 à l'importation.
1908 — 3.191.097, 590; $ 1.064.812, 53 à l’exportalion. — — 4.361.748 à l'importation.
49114 — 4.247.011, 520; 8 1.573.340, 16 à l'exportation.
LS — 5.047.696, 110; 8 1.052.494, 22 à l'importation.
1912! — 4.010.283, 993; $ 1.417.153, 19 à l'exportation. — — 5.800.208, 830; $ 1.171.372, 83 à l'importation.
On peut remarquer que bien qu’inférieures en poids, les exportations de Tumaco dépassent en valeur ses importations. C’est le port le plus proche de l’Équateur etses échanges avec cette République sont assez actifs.
Il est intéressant, maintenant que nous avons vu quel est le trafic de chacun des principaux ports, de rechercher quels sont les principaux États fournisseurs de la Colombie et dans quel rang ils arrivent, entre eux, Comme importateurs, dans ces dernières années.
Voici les différents tableaux des importations en
Colombie, par importance et par pays de provenance, pour toutes les douanes réunies :
1. Pour les échanges de ce port et de tous les précédents, les chiffres donnés pour 1907 (exportation et importation) ont été extraits du Bolelin de Estadistica de la Repüblica de Colombia, año 1. Avril de 1912, n°1; pour 1908 du même bulletin, mayo de 1912, n°2 (exportation) et junio de 1912, n°3 (importation): pour 1911, de l’Informe de ministro de Hacienda al Congreso, 1912; pour 1912, de l'Informe del mMministro de Hacienda, 1913.
Grande-Bretagne États-Unis.
Allemagne.
France .
Espagne .
Panama
Pays divers
États-Unis.
Grande-Bretagne Allemagne.
France .
Espagne
Panama
Pays divers
États-Unis
Grande-Bretagne
Allemagne France.
Espagne Panama
Pays divers .
Total.
Kilos.
Kilos.
Dollars.
1. Les références sont les mêmes que pour les tableaux précédents.
Kilos. Dollars.
Grande-Bretagne. . . 22.712.162 301 7.838.878 65 États-Unis 0 A LT 28657 080 7:6 12:08 7/38 Allemagne. . . . . 24187.126 236 4.201.125 43 ETANCO NM PEACE 3.232.008 009 2.011.886 16 ltalio: es COMPENSER A" 10 SAT 596.880 48 Belgique RARE 3.838.285 907 570.918 91 ESDagne Ce en 2,295.210 721 476 968 86 Vénézuéla . ORAN 564.904 82.621 84 Antilles hollandaises . 1.165.859 600 60.723 81 PANAITAS EE NL MELUN DAS 185 53.264 20 Paye LIVRE Er 208.949 584 459.311 33 Total 2 0180.819/3618 7715 0023964698
Les tableaux qui précèdent, permettent de faire une constatation, peu consolante pour nous d’ailleurs : c'est que la France arrive au quatrième rang seulement, et avec un grand écart de valeur, parmi les grandes puissances qui exportent leurs produits en Colombie. Qu’on n’objecte pas que c’est en raison de sa superficie ou de sa population : l’Angleterre, qui arrive au premier rang, a une étendue moindre que la France et n’est guère plus peuplée; l'Allemagne, qui exporte en valeur en Colombie le double de ce que nous y expédions, a une superficie égale à la nôtre et une population qui, malgré son accroissement (ralenti d’ailleurs), est loin de nous avoir doublés. La véritable raison de notre infériorité, c’est que nous commençons
à peine à nous occuper sérieusement de l'Amérique du
Sud. Nos yeux sont obstinément tournés vers l'Afrique, qui nous a cependant réservé déjà, et nous réservera encore bien des déboires, et c’est là que nous entendons commercer. ,
D’autres raisons cependant qu’une certaine indifférence nous ont fait supplanter dans l'Amérique du Sud, car il y a tout de même un bon nombre d’industriels et de commerçants qui désireraient y faire des affaires. Ce n’est certes pas parce que nos produits sont inférieurs à ceux des autres nations. Tout au contraire, ils sont réputés de première qualité. Cela tient d’abord à ce que l’augmentation excessive des salaires, les impôts et les lois ouvrières, particulièrement lourds chez nous, surtout eu égard à une main-d'œuvre qui produit peu, nous empêchent de fabriquer bon marché; cela tient aussi à l’esprit routinier de la plupart des industriels français, mais cela vient surtout de ce que nos nationaux ne vont pas en Amérique pour y fonder des comptoirs et se faire ensuite les agents importateurs de marchandises de leur pays d’origine. Ils préfèrent de beaucoup le Congo, au risque d’être obligés d'en partir grâce aux compromissions d’un ministre |
‘Nous allons voir maintenant quelles sont les principales lignes de navigation qui desservent la Colombie. Ce sont :
La Compagnie générale transatlantique, avec un ser-
vice tous les quatorze jours alternativement de Saint-
Nazaire et de Bordeaux. La ligne de Saint-Nazaire touche à Puerto-Colombia, Cartagena et Colon, et assure, par correspondance, le service des ports du Pacifique, pour lesquels elle donne des connaissements directs. La ligne de Bordeaux prend également du fret du Havre, qu’elle quitte trois jours avant la date fixée pour le départ de Bordeaux. Elle touche à Puerto- Colombia et à Colon, et assure, par correspondance, le service des ports du Pacifique, pour lesquels elle donne, comme à Saint-Nazaire, des connaissements directs.
La Compagnie générale transatlantique prévoit un service direct de Saint-Nazaire à San-Francisco pour l’époque de l’ouverture du canal de Panama‘. Cette ligne ne pourra naturellement faire autrement que de toucher à Colon, mais il est très probable qu’elle desservira aussi Puerto Colombia.
La Royal Mail St. Packet Company, avec un service tous les quatorze jours de Southampton. Elle touche à Colon, Sabanilla, Cartagena et transborde pour le Pacifique. Elle donne aussi des connaissements directs pour les ports de cet Océan. La Royal Mail vient de fusionner avec la Pacific Steam Navigation Company ?, compagnie qui fait le service des principaux ports du
Brésil, de l’Argentine, du Chili, du Pérou et, dans cer-
1. François Mange, le Canal de Panama et le Tonnage maritime. Revue de Paris, 1°* juillet 1912, 2. Renseignement donné par M. Mange, op. cit.
tains voyages, de l'Équateur', et d'acheter la Union Castle Line.
La Veloce. Départ de Gênes, une fois par mois. Cette compagnie italienne touche à Sabanilla, Cartagena, Port Limon, Colon, et dessert le Pacifique par transbordement.
La Compañia Trasatlantica de Barcelone. Départ une fois par mois, escales à Colon, Sabanilla, Barranquilla?, Cartagena.
La Hamburg American Linie d'Hambourg. Départs tous les quatorze jours. Cette compagnie prend la plus grande partie de son fret à Anvers, et dessert Colon et les ports environnants. Elle a racheté, en 1912, la Kosmos Linie, ligne du Pacifique (Sud et Amérique Centrale).
La Leyland and Harrisson Line, dont le port d’attache est Liverpool, qui dessert deux fois par mois Puerto-Colombia et Cartagena*.
La Kosmos Linie (fondue avec la Hambourg Ameri-
can Linie), compagnie allemande d'Hambourg, qui
1. Pour ce service, elle a fusionné avec la Compagnie Lamport et Holt.
2. Bien que les itinéraires de cette compagnie indiquent Barranquilla, ce ne peut être que par transbordementf, car les navires de haute mer ne peuvent franchir l'embouchure du Magdalena.
3. Cette ligne est citée par M. Jahay comme desservant la Colombie. Nous reproduisons ce renseignement sous toutes réserves, car si nous connaissions bien les services de la Harrisson line sur le Brésil et l'Argentine, nous n'avions jamais entendu parler de son service sur Colon.
prend la plus grande partie de son fret à Anvers. Départs deux fois par mois. Cette ligne passe par Magellan, et dessert tous les ports du Pacifique, parmi lesquels Buenaventura en Colombie.
En dehors de ces lignes directes avec l'Europe, la Colombie est reliée avec ce continent par New-York. Puerto-Colombia et Cartagena communiquent avec New-York par : :
1° La Royal Mail St. Packet Company, de Southampton ;
2° L'Atlas Line, service combiné de la Hamburg American Linie ;
3° La Leyland and Harrisson Line de Liverpool.
Nous avons vu’ que l’United fruit Company avait un service de vapeurs entre Santa-Marta et la Nou- velle-Orléans ; la capitale du Magdalena est aussi reliée à New-York directement par l'Atlas Line.
Les ports de Colombie sur le Pacifique sont visités par les vapeurs de la Kosmos Linie, qui leur apportent non seulement les marchandises d'Europe, mais celles des Républiques voisines du Chili, du Pérou, de l’Équateur et de l'Amérique centrale ; par la Pacific Steam Navigation Company et par des lignes de navigation sud-américaines (lignes chiliennes).
À louverture du canal de Panama, la Compagnie
chilienne, jadis protégée de la Pacific Steam Naviga-