Voir infra, chapitre IX
tirent pas en raison de l’obstruction faite par la Chambre.
Après la réunion de l’Assemblée nationale, les progrès furent rapides et finirent par une convention, suivant laquelle le montant de la dette extérieure devait être, conformément à l'accord de 1896, de £ 2.700.000 pour le capital et de £ 351.000 pour les intérêts, en tout £ 5.051.000. De nouveau, le gouvernement de la Colombie entreprit d'effectuer le payement de sa dette, par un coupon de 2 et demi pour 100 au 4 janvier 1906 et de 3 pour 100 pour l'avenir. Quant à l'amortissement, il fut différé, à la demande du gouvernement, jusqu'en janvier 1910. Comme garantie donnée aux porteurs de bons, il fut convenu qu'un pourcentage des douanes, variant suivant les recettes de 12 à 15 pour 100, serait payé régulièrement à la Banque centrale de Bogotä, pour le service de la dette. La moitié de la somme due pour les intérêts jusqu’en juillet 1905, devait être payée en juin 1907, au moyen d’une affectation de 15 pour 100 des douanes. Pour le solde, c’est-à-dire $ 175.500, le payement était réglé selon les résultats du litige en cours et des négociations : £ 70.200 devaient être payés, si le gouvernement colombien réussissait à obtenir le montant de ses actions dans la seconde Compagnie du canal de Panama, et le reste, soit £ 105.300, devait être payé si le gouvernement touchait une indemnité pour l'affaire de Panama,
dans ses négociations avec les États-Unis.
Tels sont les points les plus importants de ce nouvel accord, reconnu par l'agent des porteurs de bons comme aussi favorable que possible. L'accord Holquin- Avebury (c'est le nom sous lequel on le désigne) est en effet le premier où ne furent pas demandés de rabais de capital et d'intérêts.
De l’aveu même du ministre des Finances de Colombie!, le résultat de toutes ces opérations et de la gestion financière de la République a été désastreux pour le pays, lequel, rayé en Europe de la liste des peuples « ponctuels », n’a pas pu, depuis l’Indépendance, lever un seul impôt pour subveniraux exigences de son développement et de son progrès.
Depuis 1911, les ministres des Finances et du Trésor étudient un projet pour unifier les dettes extérieures de la République, libérer de leurs hypothèques les chemins de fer de Girardot et de la Savane et acquérir la propriété du premier, au moyen d’un nouvel emprunt de £ 500.000 remplaçant tous les précédents. Les négoclations se poursuivent avec l'agent du Colombian Banking Syndicate® de Londres, et déjà un contrat provisoire à été signé.
L'unification projetée n’est pas basée sur l'obtention