k. c. MEJICO
SUECIA 447.862 k. c.
ESPAKA 497.244 k. c.
ARGENTINA FRANCIA -2,806,400 k. c.
ALEMANIA 340.777 k. c.
Superficie de Colombia comparada con la de ofros paises europeos
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du fleuve Cauca, à l'Ouest, et presque parallèle à la précédente; 3° les vallées des fleuves Mira, Patia et autres qui arrosent les côtes du Pacifique jusqu'à Buenaventura ; 4° les vallées des fleuves San Juan et Atrato, avec la côte jusqu’à Panama et le littoral qui entoure le golfe d'Uraba ; 5° La fertile contrée du fleuve Sin avec tout le littoral atlantique jusqu’à la baie de Cartagena ; 6° la vallée du Riohacha qui comprend les versants septentrionaux et méridionaux de la Sierra de Santa Marta et de la Goajira, et 7° la contrée du Nord- Est qui embrasse les terres de Cücuta et Ocaña et les vallées des fleuves Catatumbo et Zulia dans la partie qui dépend de la Colombie. Dans cette contrée on peut faire entrer les hauts-plateaux que forme la Cordillère orientale ‘.
L'immense région orientale, presque déserte, est comprise entre la Cordillère orientale des Andes et Les fleuves Arauca, Orinoco, Rionegro, Amazonas et Napo.
Par le fleuve Guaviara, on peut la diviser en deux grandes contrées : la septentrionale avec pente à l'Est et au Nord-Est, voit courir ses eaux Jusqu'à l’Orrnoco, et la méridionale avec inclinaison au Sud-Est, envoie ses eaux généralement au fleuve Amazonas. Ces deux régions, de sol très fertile et traversées par de grands fleuves, renferment d'immenses richesses natu-
1. Ces détails et ceux qui suivent sont empruntés au Compendio de geografia de Colombia, de Angel M. Diaz Lemos, 6° éd., 1907,
relles qui offrent un magnifique avenir aux Colombiens qui les exploiteront.
Les montagnes de Colombie appartiennent, pour la plupart; au grand système de la Cordillère des Andes, qui traverse toute la côte occidentale de l'Amérique, depuis le détroit de Magellan au Sud Jusqu'à celui de Bebring, dans l'Amérique du Nord. La partie principale de cette cordillère touche au Sud la frontière colombienne au glacier de Cayambe; elle marque la limite entre l’Équateur et la Colombie jusqu'aux environs de Tulcän, et, à l’entrée du département de Nariño, entre le pic de Huaca et le volcan de Chailes, forme un grand nœud appelé /os Pastos, d’où partent deux rameaux qui se dirigent au Nord-Est.
Le rameau de gauche, appelé Cordillère Occidentale ou du Choc, après avoir donné passage aux eaux du fleuve Patia, s’en va vers le Nord sur une longueur de près de 100 myriamètres, entre les eaux du fleuve Cauca et la côte du Pacifique. Le rameau de droite, appelé Cordillère centrale où du Quindio, est le plus élevé et de caractère volcanique ; il se dirige vers le Nord sur une longueur de plus de 100 myriamètres, séparant les bassins hydrographiques des fleuves Cauca et Magdalena, et va mourir au confluent de ces deux grands fleuves, dans le département de Bolivar.
Un peu au Nord, dans les départements de Caldas et Antioquia, spécialement dans ce dernier, il forme un réseau très compliqué de nœuds, de gradins et de
contreforts, qui, à l’égal de ceux qui en face forment la Cordillère orientale dans les départements de Boyacä et Santander, constituent peut-être Le sol Le plus acCidenté de Colombie.
La Cordillère orientale ou de Sumapaz se détache de la centrale au massif colombien, source des fleuves Cauca, Magdalena et Caquetd, se dirige à l'Est jusqu’au pic de la Fragua et incline ensuite au Nord-Est, séparant la grande région orientale du bassin hydrographique du fleuve Magdalena et laissant des deux côtés de nombreuses ramifications.
Elle est très riche en mines de sel et émeraudes; sa longueur totale est d'environ 125 myriamètres et sa plus grande altitude (5.000 m.) se trouve dans la Sierra Nevada de Chita, à Tundama.
Dans le désert de Santurban, au S.-0. de Pamplona, la Cordillère orientale se divise en deux branches, dont une se dirige au N.-E. et entre au Vénézuéla et l’autre continue vers le Nord et va se terminer à la Goajira.
Indépendamment des Andes, il faut noter : dans le département du Magdalena, la gigantesque Sierra Nevada de Santa Marta, grand massif de Cordillères qui s'étend sur un espace réduit en forme d'étoile, près de la mer, et dont le centre est formé par cinq pics neigeux, dont le principal mesure 5.800 mètres de hauteur; et dans la Goajira, quelques petites montagnes de moyenne hauteur (700 m.) qui s'élèvent nues
et accidentées sur un territoire stérile.
Les montagnes colombiennes occupent le tiers du territoire du pays.
Les plaines les plus étendues de Colombie se trouvent dans la région orientale, qui renferme les plaines forestières des Caquetd, San Martin et Casanare. D’autres vallées de moindre dimension se rencontrent dans la Goajira, au Valledupar et dans les contrées baignées par les fleuves Cesar et Rancheria; dans le Zulia et dans les bassins des fleuves Magdalena, Cauca, Atrato, Sint et San Jorge. Dans l’État de Bolivar, on distingue les belles et fertiles plaines du Corozal.
Gomme hauts-plateaux il faut citer ceux de Pasto et Tüquerres dans le département de Nariño; [Popayän dans le Cauca; Bogotä, Ubaté, Simijaca dans le Cundinamarca; Juan Diaz dans le Cundinamarca; Santa Rosa dans l’Antioquia; Herveo dans le Caldas; Tunja, Chiquinquiré, Soyamoso et Cocuy dans le Boyacä; Dolores dans le Tolima; enfin ceux de Pamplona dans le Norte de Santander, de Jéridas et Mesa Rica dans le Santander.
Pour compléter ce rapide exposé de la situation géographique de la Colombie, il nous faut dire deux mots de la division hydrographique.
Les eaux qui proviennent de l’intérieur de la Colombie peuvent être rattachées à quatre systèmes principaux suivant qu'elles sont recueillies par les océans ou par les bassins hydrographiques des plus grands fleuves. Ce sont :
4° Le système du Pacifique, formé par toutes Les eaux qui ont leur cours à l’Ouest de la Cordillère Occidentale et qui se jettent pour la plupart dans ledit Océan, et par celles qui, comme l’Afrato et le Sinu, vont à l'Atlantique.
2 Le système central du rio Cauca, comprenant toutes les eaux qui venant des Cordillères centrale et occidentale, se jettent dans ce fleuve. Il comprend également les eaux du San Jorge.
3 Le système central du rio Magdalena, formé par les eaux des versants orientaux de la Cordillère centrale et des versants occidentaux de l’orientale, débouchant dans ce fleuve. À ce système il faut rattacher les bassins du Cesar, du Riohacha et autres eaux qui de la Nevada et la Goajira vont à l’Atlantique.
4° Le système oriental, formé de toutes les eaux qui descendent de la Cordillère Orientale à l'Est et au Sud- Est et se déversent les unes dans l’Orinoco et les autres dans l’Amazonas. Dans ce système il faut comprendre les eaux qui sortent par le N.-E. de la Colombie et se jettent dans le lac de Maracaïbo.
Les principaux fleuves qui débouchent dans le Pacifique sont les suivants :
Le Baud6 qui prend naissance dans la montagne de ce nom et peut communiquer avec l’Atrato par le Suruco ; le San Juan, fleuve important qui sort du mont Garamanta, se dirige au Sud dans la direction opposée
à l’Atrato, est navigable pendant 23 myriamètres et
peut communiquer avec l’Atrato par le fleuve Quito. Il est très riche en or et en platine et ses principaux affluents sont : le Tamand, le San Agustin et le Calima. J
Le Daqua qui prend naissance dans les rochers de Cali et après un parcours de 15 myriamètres à travers rocs et ravins, débouche dans la baie de Buenaventura. Il est à signaler parce que c’est de ses rives que part la ligne qui va à Cali, chemin de fer très important qui donnera vie et prospérité à la région du Cauca.
Le Micay et l'Iscuandé, navigables en leur partie basse.
Le Patia, le second fleuve par l'abondance de ses eaux parmi ceux qui vont au Pacifique; mais son bassin est plus étendu et plus peuplé que celui du San Juan ; il reçoit de nombreux affluents, parmi lesquels le Telembi, navigable par vapeurs jusqu’à Barbacéas.
Enfin le Mira, qui vient de l'Équateur et arrose le département de Nariño sur un parcours de 12 myriamètres, dont 5 sont navigables par vapeurs.
Les fleuves se jetant dans la mer des Antilles qu'il est intéressant de signaler sont :
L’Atrato, un des fleuves les plus importants de Colombie. On peut le naviguer avec plus de sécurité et de commodité que le Magdalena; il représente la meilleure voie qu’on puisse trouver pour établir une communication interocéanique et la région qu’il baigne
est la plus riche en mines d’or, d'argent et de houille.
A l'heure actuelle il y a service régulier de vapeurs entre Barranquilla, Cartagena et Quibdo.
Le Siné, qui dessert une région fertile et renfermant beaucoup de richesses minérales et végétales. Il est navigable par grands vapeurs jusqu'à Lorica et par petits jusqu’à Monteria.
Le fleuve Magdalena, sans aucun doute, le plus important du pays. Il est navigué par un grand nombre de vapeurs et représente la grande voie commerciale de la République, dont il baigne dix départements. Il prend naissance dans le désert de las Papas; se dirige d’abord à l'Est, puis s’en va toujours vers le Nord jusqu’à la mer des Antilles, dans laquelle il se jette par deux bouches, après un parcours total de 170 myriamètres. Il reçoit près de 500 affluents. Nous parlerons de sa navigation dans le chapitre que nous consacrerons aux moyens de communication.
L'affluent du Magdalena qui a le cours le plus long (135 myriamètres) et les eaux les plus abondantes est le rio Cauca qui prend naissance dans la lagune de Buey; puis court vers le Nord entre les Cordillères centrale et occidentale. Il baigne les départements de Cauca (auquel il donne son nom), d'El Valle, de Caldas, d’Antioquia et de Bolivar, où il se jette dans le Magdalena, après avoir reçu 200 affluents. Le Cauca est navigable dans sa partie haute : la navigation s’y fait régulièrement entre Cali et Cartago, par deux vapeurs qui ren-
dent d'importants services au commerce des départe-
ments d'El Valle, de Caldas, Antioquia et Cauca. Les vapeurs venant de Barranquilla naviguent aussi régulièrement par les eaux du Cauca jusqu’au port de Valdivia et par celles du NecAr; jusqu’à Zaragoza, dans l’Antioquia.
Dans le lac de Maracaibo débouchent quelques fleuves importants qui ont une grande partie de leur cours en Colombie et facilitent le commerce qui se fait par le Nord-Est; tel est le Catatumbo, qui reçoit les eaux du Zw/ia, qui baigne l’importante vallée de Cuücuta et est navigable depuis le port de Villamizar, où parvient le chemin de fer, jusqu’à la frontière vénézuélienne.
L'Orinoco est un des plus grands fleuves de l'Amérique du Sud; il prend naissance au Vénézuéla et marque en partie sa limite avec la Colombie, depuis l'embouchure du Guaviare jusqu’à sa réunion avec le Meta. Il est navigable sur tout ce trajet. Il est accessible aux grands vapeurs Jusqu'à Orocué, et en hiver jusqu’à l'embouchure de l'Humea. Il reçoit, entre autres affluents, l’Arauca qui forme également limite avec le Vénézuéla et est navigable par grands vapeurs jusqu’à Arauca, où se trouve une douane nationale.
L'Amazonas!, par l'abondance de ses eaux, est le géant
1. Ce fleuve est universellement connu en France sous le nom de « fleuve des Amazones », mais nous avons estimé devoir dans tout cet ouvrage laisser les noms originaux, car certains n ‘ayant jamais été traduits en français, nous serions quand même obligés de les conserver en espagnol, et il en résulterait un manque complet d'uniformité,
des fleuves du monde. Il naît au Pérou sous le nom de Marañôn, et forme au Sud-Est la limite de la Colombie avec l'Équateur, le Pérou et le Brésil. Son parcours total est de 666 myriamètres, dont 500 sont navigables par navires de haut bord. Il reçoit parmi ses affluents le Napo qui marque les limites du Sud, et le Putumayo, de navigation facile et dont le Pérou voudrait faire sa frontière.
Avant de terminer cet exposé géographique, nous devons dire un mot des ports, étant donné leur importance au point de vue économique. Nous les diviserons en ports maritimes et ports fluviaux :
Les ports maritimes! qui servent au commerce et où se trouvent des douanes sont : Riohacha, Santa Marta, Sabanilla ou Puerto Colombia et Cartagena sur l’Atlantique; Puerto Cesar, Buenaventura, Nuqui avec douane dépendant de Buenaventura, Guapi et Tumaco sur le Pacifique. Il y a encore : Bahiahonda, Tolu, Zapote et Turbo au Nord et Cupica et Charambiré à l'Ouest, mais ils ne sont pas encore pourvus de douanes (Aabrhtados).
Les ports fluviaux de trafic important sont : Barran-
quilla qui possède la première douane nationale et est
réunie à Puerto Colombia par un chemin de fer ; Calamar réuni à Cartagena par une autre voie ferrée; Mompôs, Puerto Nacional, Puerto Wilches, Barranca- Bermeja, Puerto Berrio, La Dorada réuni à Honda par
/ 4, Nous reparlerons plus en détail des ports maritimes dans notre chapitre consacré au commerce de la Colombie,