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chemin de fer; Ambalema, Girardot uni à la Sabana par un autre chemin de fer, et Neïva sur le fleuve Magda lena; Maganqué, Cäceres, Valdivia sur le fleuve Cauca ; Zaragoza sur le Nechi; Lorica, Cereté et Monterta sur le Sinü ; Los Cachos et Vifamizar réuni à Cücuta par chemin de fer, sur le fleuve Zulia; Arauca sur le fleuve de ce nom; Puerto Santos sur le Lebrija; Marta sur le Sogamoso ; Orocué et Cabuyaro sur le Meta ; Barbacoas sur le Telembi; Zsémina sur le San Juan, et Quibdo, Napipi et Murindé sur l’Atrato.
Les ports secs de grand mouvement commercial et où il y à deux importantes douanes sont : Sen José de Cuücuta à la frontière de Vénézuela et Ipiales à celle de l'Équateur.
Après avoir ainsi sommairement exposé la position géographique de la Colombie, le développement de ses chaînes de montagnes, l'importance et l’orientation de ses grands fleuves, nous sommes amené tout naturellement à parler de son climat.
Bien que située sous les tropiques, la Colombie possède un climat très varié, grâce à la bonne distribution de ses eaux, au libre passage des vents et à la différente élévation de ses contrées. On y trouve tous les climats des différentes zones, et, selon l’altitude des terres au-dessus du niveau de la mer, on peut les répartir en climats chauds, tempérés et froids.
La région chaude, insalubre en général, comprend,
d’une façon générale, les côtes des mers, les plaines
et les valléés des grands fleuves, soit tout territoire dont l'altitude ne dépasse pas 1.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. La température moyenne est de 22 à 30° centigrades.
La région tempérée comprend les hautes vallées et les versants des Cordillères, entre 1.000 et 2.600 mètres de hauteur, avec une température moyenne de 15 à 229.
La région froide comprend la partie la plus élevée des Cordillères, à partir de 2.600 mètres, avec une température maxima de 15°.
En Colombie il n’y a pas de saisons à proprement parler; mais on a l’habitude de donner le nom d'été à la période de sécheresse et celui d'hiver à l’époque des pluies. Ces saisons alternent en général, de trois en trois mois; mais dans quelques points du Nord et dans les plaines de l'Est, l'été et les pluies durent quelquefois six mois de suite, et dans les régions du Choc et de l’Atrato, il pleut presque toute l’année.
Par sa situation géographique, par ses différents climats, la Colombie, pays neuf, est appelée à un grand avenir et à un grand développement économique. Déjà en 1893, le grand géographe Reclus l’'annonçait en termes précis :
« …La Colombie, disait-il, garde la promesse de devenir tôt ou tard l’un des grands chemins du monde entre l'Orient et l'Occident... Comme pays de peuplement pour des colons de toute race, le terri-
toire colombien présente des avantages exceptionnels.
De même que le Mexique, il offre, de la mer au sommet de ses montagnes, l’étagement régulier de tous les climats : chaleur, température modérée, froidures, combinées suivant les versants, avec divers degrés de sécheresse ou d'humidité. Mais, tandis qu’au Mexique, le contraste de climat à climat se fait brusquement et comme d’un saut, des terres brûlantes aux terres froides, et que la zone tempérée, la plus favorable à l’homme et à ses cultures, y est représentée seulement par des bandes étroites, la Colombie, singulièrement privilégiée, prolonge ses plateaux et ses avant-monts à une grande distance du massif central, et les régions dont le climat peut être assimilé à celui de l’Europe occidentale pour la température moyenne y occupent une étendue considérable, assez vaste pour nourrir des habitants par dizaines de millions. A l’exception du groupe de Santa-Marta, les chaînes de Colombie se sont ramifiées en éventail vers le Nord et le Nord- Est, de manière à présenter des terrains de culture à tous les étages, sous toutes les latitudes et toutes les longitudes de la contrée : partout les gens des hauteurs et ceux des basses plaines ont des plateaux intermédiaires où l’acclimatement peut se faire sans danger. La Colombie serait donc préle à recevoir des immigrants en foule si des routes d'accès s’élevaient de la mer vers les régions inhabitées ou faiblement peuplées des aires tempérées et froides! »