Reclus, Géographie, tome XVIII, chapitre 1v. Paris
Reclus écrivait cela en 1893, mais depuis le réseau des routes et des chemins de fer s’est développé, et il le sera beaucoup plus encore dans quelques années, car le gouvernement colombien, sachant fort bien que l'avenir économique du pays en dépend, a mis à son programme la conclusion rapide des lignes ferrées et des routes déjà commencées, et la construction de nouvelles voies de communication. Nous étudierons plus loin, dans un chapitre spécial, les chemins de fer, les rivières navigables et les routes. Pour le moment nous voulons seulement insister sur ce point que les Européens peuvent trouver en Colombie le climat qui leur convient et les cultures qu’ils connaissent; qu'en prenant possession dès maintenant des vastes territoires que le gouvernement cède dans des conditions extraordinairement avantageuses, ils trouveront tout de suite leur subsistance, et dans un avenir peu éloigné, quand les moyens de communication seront bien établis, la fortune. « Dans l’ensemble, dit Reclus, la zone tempérée, comprise entre le 24° et le 15° degré, de l'échelle thermométrique, embrasse, en dehors des Uanos (plaines), la part la plus considérable de la surface colombienne’...» Or, c’est cette zone qui nous convient le mieux, et legrave obstacle du climat, qui a découragé tant de Français, en Afrique et en Indochine, n'existe plus ici.