Diario oficial du 20 novembre
ouvrage d'utilité publique l'établissement d’un chemin de fer allant de l'Océan Pacifique au point que le gouvernement choisira sur le fleuve Putumayo. Le chemin de fer passera par Pasto, et s’il y a une difficulté à cela, de toutes façons il sera fait un embranchement pour cette ville. Pour la construction de ce chemin de fer, on affectera : 25 pour 100 du produit brut des douanes du Pacifique, depuis la ville de Guapi jusqu’au Nord; 30 pour 100 du produit brut des douanes du Pacifique qui existent au Sud de Guapi et dans le reste du Sud de la République. Ce 30 pour 100 précédemment destiné à améliorer le port de Tumaco et à ouvrir la route du Sud, ne sera appliqué au chemin de fer qu'après l'achèvement des dits travaux. Le chemin de fer sera construit pour le compte de la nation et du département de Nariño dans la proportion que chacun y mettra. »
Comme le fait remarquer avec raison le ministre des Finances M. Kestrepo Plata’, l'Équateur s'occupe de prolonger jusqu’à la frontière son grand chemin de fer, ce qui rendrait le département de Nariño tributaire de Guayaquil. Cet état de choses pourrait entraîner pour la Colombie de graves périls que son devoir est de conjurer en dotant cette région d’une ligne ferrée allant à la mer et lui permettant de développer ses pré-
cieuses industries et d'exploiter ses richesses natu-
4, Informe del ministro de Hacienda; 1912, LXLI
relles, tout en resserrant les liens de l’unité nationale.
Tels sont les chemins de fer construits, en construction ou en simple projet de la République de Colombie.
Il faudra évidemment, pour arriver jusqu’au bout du plan tracé, beaucoup de temps, de peine et de capitaux. Mais le jour où le grand réseau de chemin de fer existera dans son ensemble, la Colombie n’aura plus qu'à recueillir le fruit de ses efforts et deviendra un des plus riches pays du monde.
Nous pensons qu'il peut être intéressant pour terminer cette partie de notre chapitre, de dire deux mots du chemin de fer Panaméricain.
Nous eémpruntons les détails qui suivent à l’ouvrage de M. Loraine Petre sur la Colombie !, paru en 1906.
Le général Reyes, depuis président de la République de Colombie ?, dans le rapport qu’il lut lors du second Congrès panaméricain, en 1901-1902, à Mexico, a donné quelques détails au sujet du chemin de fer Panaméricain. Voici un tableau des nations par lesquelles il doit passer, des sections. et des distances
en milles :