‹ La Colombie ÉconomiqueChapitre 82 sur 174 · Loraine Petre, op. cit · texte numérisé non relu

Loraine Petre, op. cit

les facilités qu’on trouve en Colombie pour la culture

du cacao, il est évident que cet état de choses n’est pas satisfaisant et que la région de Santa Marta pourrait

très bien exporter de grandes quantités de cacao, après

en avoir fourni pour la consommation locale. L’expor-

tation du cacao de Barranquilla a été en 1904 de 1.000 sacs environ. De Santa Marta, on en expédie,

principalement aux États-Unis, pour une valeur de

£& 600 environ...

La Colombie qui ne produit pas assez de cacao pour sa consommation, pourrait très bien en exporter en grandes quantités, si elle le cultivait convenablement...

Cet extrait d’un rapport consulaire publié en 1904, montrera dans quelle profusion on trouve le cacao dans la région de Santa Marta : € Dans un autre endroit, écrit le consul anglais, à une demi-douzaine de milles yers l’ouest, pendant que je traversais la plaine dans Ja direction des plus hauts sommets de la Sierra-Nevada, je trouvai que le cacao sauvage prédominait sur les autres plantes. Là, je traversai une zone de cacao de 8 milles de large, répartie sur la plaine et sur les bas coteaux des montagnes, s’élevant de 300 à 1.300 pieds au-dessus du niveau de la mer... » ...»

Voici quelles ont été en 1908! les exportations de

cacao, à destination de différents pays :

4. Boletin de estadistica de la Reptblica de Colombia, 1912, op. cit.

Kilos. Dollars.

Pour l'Allemagne. . . 127,010 600 43,712 90 Pour les États-Unis. . 159.843 970 64 644 Pour la France. . . . 15.334 4,131 70 Pour l'Angleterre. . . 303.598 040 128.351 85 Pour les autres pays . 15.150 4.690 Soit au total. . . 620.936 610 246,190 45

Bananes. La culture du bananier, dont les produits sont actuellement très recherchés et constituent au dire des médecins wx aliment complet, a pris depuis quelques années en Colombie ün très grand développement. Il y a là, pour ce pays, une source de richesses qu'il ne faut pas négliger, car la banane se vend cher par rapport à son petit volume, et supporte par conséquent très bien les frais d'exportation. En outre le bananier ne croit pas en Europe : l'Amérique du Sud n’a donc pas à supporter pour ce produit, comme cela Jui arrive pour le blé, la concurrence du vieux continent et notamment de la Russie.

« Aux États-Unis, rapporte M. Serret', la consommation de bananes, à l’état de fruit ou de farine, est déjà si considérable, qu’une Compagnie, The Americain Fruit C°?, qui est constituée au capital important de 120 millions de dollars, et dispose de nombreux navires

spécialement construits pour le transport rapide de ces

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