Serret, Voyage en Colombie. Paris
2. Le nom véritable de la Compagnie doit être United Fruit Com-
pany.
fruits, c’est-à-dire, munis d'installations frigorifiques, de chargeurs et déchargeurs automatiques, etc., arrive à peine à répondre aux demandes du marché américain, et cependant elle distribue, chaque année, de 20 à 25 pour 100 de dividende à ses actionnaires, ce qui donne une idée suffisante de l'importance et la prospérité croissante de ses affaires.
Jusqu'à maintenant, c'était, de Boca del Toro, de Colon, de Costa-Rica et du Honduras, qu'on exportait le plus de bananes aux États-Unis et en Angleterre ; mais depuis quelques années, la culture bananière s’est si rapidement développée dans la région de Sania Marta, grâce aux facilités des transports terrestres, à l'extraordinaire fertilité de son sol encore vierge et à la remarquable adaptation de celui-ci à ce genre de culture, qu’on peut prévoir le moment où elle sera le premier pays bananier du Nouveau-Monde. Déjà, quatre grands vapeurs de 3.500 à 5.500 tonnes, appartenant à l'American Fruit C°, partent régulièrement, chaque semaine, de Santa-Marta pour New-York, emportant dans leurs cales frigorifiques de 45.000 à 55.000 régimes chaque fois, sans compter ce qui est exporté en Angleterre; soit un total mensuel de près d’un million de grappes de bananes.
Mais ces chiffres seront certainement doublés avant
peu, lorsque les grandes plantations qu’on est en train