Sloan, etc. op. cit
2. Trozos signifie exactement « morceau ». Le Bulletin de statistique veut évidemment désigner ici des troncs d'arbres de différentes sortes.
Bois (7rozos!) pour les États-Unis . 1.192,773 98 108 — — pour la France . . , 383.000 9.140 — — pour la Grande-Bre-
CAR R OP d01 ,142 6.407 — — pour les autres ‘pays. 162 320 4.400 — FAN PDOUR PAnAME Lr. , 951 »
Cèdre pour les États-Unis. . . .. 42000: !: 1! 130 — Pour la Grande-Bretagne. . . 216.114 2.760 Manguier (mango) . . . .. . .. 454 12 DRAIOSS CRM ui à 38.731 137!
On trouve dans la zone chaude toutes sortes de fruits délicieux, tels que l’arbousier, l’ananas, la pastèque, l'orange, le citron, le melon d’eau, la Sapotille, la papaye, l’anon, le mamei, le mango, le caimito, etc., etc.
Plantes médicinales. « Toutes les espèces tropicales de l’aire vénézolane et brésilienne se rencontrent en Colombie avec les formes andines et de l'Amérique centrale, venues du sud par les vallées des Cordillères ou bien du nord, par les régions isthmiques. En outre, les pee moyennes et les plateaux supérieurs abondent èn végétaux qui ressemblent à ceux de l’Europe tempérée, ou même des contrées polaires ?. »
Étudier en détail la flore colombienne et passer en revue toutes les plantes qui n’ont qu'un intérêt scientiique, serait sortir de notre sujet. Nous nous bornerons
1. Bolelin de Estadistica, etc., 1912, op. cit. 2, Ed. André, note à la Végétation du globe, par Grisebach.
donc à celles qui présentent un intérêt thérapeutique ou industriel, parmi lesquelles il faut citer :
Le chinchona, rubiacée, un des produits les plus considérables des forêts de Colombie, le gaïac (guayacan), dont nous avons déjà parlé, qui sert à la fois comme réactif chimique et sudorifique, et est employé dans le traitement de la syphilis, la salsepareille, le a lier de la famille des Xanthoxylées, abondant sur la côte atlantique, dont l’écorce est utilisée comme diurétique et febrifuge, le cédron (sinabra cedron), qui renferme des propriétés tonifiantes analogues à celles du quinquina. Saffray prétend même qu'il est beaucoup plus efficace que la quinine contre les fièvres intermittentes nerveuses, le « fléau des terres chaudes », et ne laisse pas de trouble dans l’organisme après guérison’.
Le cédron est aussi considéré par les indigènes comme anti-venimeux, de même que l’aristolochia ringens, le guaco ou mikama, et une douzaine d'autres espèces *.
Le quereme, de la famille des « éricacées », renferme d’intéressantes propriétés médicinales. Sa fleur est utilisée principalement dans l’art dentaire, aussi bien comme anesthésique que comme désinfectant et antiseptique, très souvent avec plus de succès que le thymol et le permanganate de potasse. Il est aussi employé comme expectorant.
1. Saffray, Tour du Monde, 1812, 2° semestre, livraison 606. 2. Reclus, Géographie, op. cit.
Le tolu* (myroxilum tolufera), qui produit le baume du même nom, l’ipecacuanha, dont le monde entier se sert comme expectorant, la coca péruvienne, fréquemment désignée sous le nom de kayo en Colombie, sont aussi très répandus. La coca, dit M. Serret ?, plante sacrée des anciens Incas, qui leur servait de dynamophore par ses propriétés excitantes, leur permettait de rester deux ou trois jours sans manger, comme nous avons pu le constater bien des fois en Bolivie parmi les Indiens actuels des hauts-plateaux andins. Nul d’ailleurs n’ignore la réclame médicinale qui s’est faite depuis quelque temps en France, autour de ce produit.
Gitons encore : la cabwya, du genre agave, dont toutes les parties sont utilisées. — Le suc est employé comme cicatrisant, les racines, d’une grande amertume,
Sont utilisées par les Indiens, comme dépuratif, dans la thérapeutique des maladies vénériennes, les épines servent d'aiguilles à coudre, les feuilles servent à fabriquer des cordages, des hamacs, des filets, des sacs, etc., et les fleurs et les fruits servent dans la composition de différents plats ; — le baume de copahu (copaifera officinalis); la carica papaya, eupeptique très actif; le rocin, le gingembre, le malagueta (xylopia
longifolia), la térébenthine, etc.
1. Tolu est le nom d’une ville située près du golfe de Morosquillo. Elle à donné son nom à la plante et par suite au baume. 2. Serret, Voyage en Colombie, op. cit.
Voici pour terminer les plantes médicinales, quel-
ques chiffres d'exportation en 1908 * :
Baume de Copahu :
Kilos. Dollars.
Pour l'Allemagner ven 41.611 1.189 Pour les États-Unis. . . . . . 3.201 4.877 Pound FrancoRReNAP Rae 640 429 Pour la Grande-Bretagne. . . . 936 LS 2002 Pour les autres pays. . . . . . | 616 403 20 FOtAR ET. EPST 7.004 4,616 20 Baume de Tolu :
Kilos. Dollars.
Pour l’Allemagne . . . . . 12.594 3 583 Pour l'Espagne TS 2170 90 Pour les États-Unis . . . . 24.338 500 8.612 Pour'laFrance. MS 47790 1.891 Pour la Grande-Bretagne. . 4.482 1 638 DOLA EM RER 46.474 500 15.814 Racine d'Ipécacuanha :
Kilos. Dollars Pour l’Allemagne . . . . . 1.507 7.684 Pour les États-Unis : . . . 12.674 12.625 POUR IAE raRCe CESR 211 293 Pour la Grande-Bretagne, . 1.315 953 TOI 21,707 241.555
Orchidées. — On sait la valeur extraordinaire que ces
plantes ont acquise en Europe et combien elles sont