‹ La colonel RoquebruneChapitre 10 sur 130 · MOIGNEVILLE, MADAME DE RÉ VAL, ÉMILIENNE, THÉRÈSE, LA GHABRAQUE · texte numérisé non relu

MOIGNEVILLE, MADAME DE RÉ VAL, ÉMILIENNE, THÉRÈSE, LA GHABRAQUE

MADAME DE RÉVAL.

Ce bruit de tambours, de trompettes, ces acclamations, ce mouvement et ce soleil de mars m'ont rompu la tète... J'ai une migraine folle! Mon cher monsieur de Moigneville, vous auriez vraiment pu choisir, pour nous faire assister à cette revue, une fenêtre qui fût à l'ombre...

ÉMILIENNE, riant.

Ma tante, vous vous seriez plainte du froid.

MADAME DE RÉVAL.

Mais non, ce printemps de 1815 est brûlant comme un été... Il y a partout des feuilles aux arbres... Tenez, dans ce jardin, les marronniers sont en fleurs.

THÉRÈSE

Et tout à l'heure d'une maison on jetait des bouquets de violettes à la troupe.

LA GHABRAQUE, à part.

Ça, ce n'est peut-être pas qu'une question de température.

MOIGNEVILLE.

Si vous êtes fatiguée, madame la marquise, je vais faire dire de mettre les chevaux à la voiture... Et, aussitôt que votre neveu sera revenu vous dire adieu, vous pourrez regagner Paris.

10 LK COLONEL ROnUEBRL'NE

ÉMILIENNE

Oh! oui. Par les bois, le retour sera charmant.

THÉRÈSE

Nous pourrons nous arrêter à Saint-Gloud, pour déjeuner au bord do l'eau.

LA MARQUISE

Eh bien! C'est entendu... François, prévenez mon cocher et, aussitôt que M. de Rimbert rentrera, avertissez-nous. Allons nous asseoir dans le jardin.

Elle sort avec Moigne ville et La Gliabraque iiar la gauche.

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