‹ La colonel RoquebruneChapitre 14 sur 130 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

VÉRANDIAS, MOIGNEVILLE.

MOIGNEVILLE, revenant du jardin.

Ah! monsieur de Vérandias... Monseigneur le duc d'Angoulême serait-il à Versailles?

VÉRANDIAS.

Pas encore, monsieur le comte. Je suis détaché de l'État-Major, comme fourrier, pour préparer les logements. Son Altesse n'arrivera que ce soir.

MOIGNEVILLE.

Quand vous êtes parti, on ne savait rien de nouveau au Pavillon de Marsan?

VÉK AN DIAS, riant.

Eh ! c'est vous, messieurs du ministère, qui nous fournissez les nouvelles. Nous ne savons que ce que vous voulez bien nous dire.

MOIGNEVILLE.

Oh! nous avons notre police, mais vous avez la vôtre. Le roi a aussi la sienne... Voilà, si je sais compter, trois polices connues... Sans compter la police de M. Fouché, la seule secrète et la plus puissante.

VÉRANDIAS.

Mais il n'est plus rien, M. Fouché. Gomment M. de Bourienne, ministre de la police, lui permetil d'aller sur ses brisées?...

MOIGNEVILLE.

Parbleu! Demandez plutôt comment M. Fouché

Page 1